Plus de 100.000 personnes, emmenées par des moines bouddhistes, participent à Rangoun aux plus grandes manifestations contre la junte militaire en Birmanie depuis 1988, selon des estimations citées par des témoins. L’appel au calme de l’Asean n’a pas été entendu.
Les moines birmans, soutenus par toute la Birmanie, manifestent depuis le 19 août contre la junte militaire au pouvoir.
Dimanche dernier, le secrétaire général de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) Ong Keng Yong a appelé au calme en Birmanie, où quelque 20.000 personnes ont manifesté dimanche et plus de 100.000 aujourd’hui. L’Asean a pour but de renforcer la coopération et l’assistance mutuelle entre ses membres, d’offrir un espace pour régler les problèmes régionaux et peser en commun sur dans les négociations internationales.
Zoom sur la Birmanie
La Birmanie est un pays d’Asie du Sud-Est continentale ayant une frontière commune avec l’Inde, le Bangladesh, le Laos, la Chine et la Thaïlande. Elle est bordée par la mer d’Andaman au sud et par le golfe du Bengale au sud-ouest, représentant environ 2000 kilomètres de côtes au total.
L’opposition démocratique préfère employer, en français, le nom de Birmanie faisant référence à la période coloniale anglaise (et non pas à la période « démocratique » comme mentionné précédemment, cette dernière n’ayant duré que de 1948 à 1962), lorsque les Anglais avaient choisi de donner au pays le nom de la principale ethnie, les Birmans. En 1989, la junte, afin de marquer le changement, a décidé de modifier le nom du pays en Union du Myanmar qui fait référence aux anciens habitants mythiques du pays et non plus seulement à un groupe ethnique (littéralement, Myanmar signifie en birman « fort et rapide », qualités de ces fameux ancêtres mythiques). Avec cette dénomination et l’usage du mot « Union », le caractère multi-ethnique de l’Etat était enfin officialisé et reconnu.
Le changement du nom du pays en birman permet d’afficher une rupture avec l’ancienne période et perturbe l’action des organisations favorables à la démocratie en brouillant la communication. C’est pourquoi les opposants au régime militaire se réfèrent encore à l’ancienne appellation, pour marquer leur lutte avec la junte.
Le pays fut dirigé d’une main de fer par le général Ne Win entre 1962 et 1988. Face à un mouvement de protestation populaire dans tout le pays et à l’avancée de la guérilla Karen, un groupe de généraux, la plupart disciples de Ne Win, décidèrent de rétablir l’ordre. Ils renversèrent officiellement le dictateur (il ne fut jamais emprisonné) et prirent le pouvoir en 1989 après une période d’instabilité de plusieurs mois.
En 1990, ils organisèrent des élections libres, remportées à plus de 80 % par la Ligue nationale pour la démocratie du prix Nobel Aung San Suu Kyi. Mais, la nouvelle junte ne donna jamais le pouvoir à l’opposition. Depuis, le pays est dirigé avec fermeté par un groupe de généraux, officiellement unis, mais en perpétuelle lutte interne pour le pouvoir. Ainsi, tricéphale pendant 15 ans, le pouvoir est aujourd’hui partagé entre les mains de Than Shwe, Président, et de Maung Aye, Chef des Armées, qui ont tous deux réussi à évincer leur rival, Khin Nyunt, Chef des Services de renseignement des Armées (MI).
Histoire
À l’extrémité occidentale de l’Asie du Sud-Est, la Birmanie n’a pas échappé au sort mouvementé de cette partie du monde. Plusieurs fois au cours de son histoire elle a été envahie : par les Mongols, dans les temps anciens ; par les Britanniques au XIXe Siècle, qui l’annexèrent purement et simplement à leur empire des Indes ; par l’empire japonais, pendant la dernière guerre mondiale. A cela s’ajoutent d’innombrables révoltes et guerres tribales entre les diverses ethnies qui composent sa population.
Chronologie
* 1044 : Fondation du premier Empire birman par le roi Anawrahta, à Pagan (Haute-Birmanie).* 1287 : le Royaume de Pagan est détruit par les Mongols.* 1551-1581 : Fondation du deuxième empire birman par le roi Bayinnaung.* 1752 : Fondation du troisième Empire birman par le roi Alaungpaya.* 1824-1826 : 1re guerre anglo-birmane : l’Arakan, l’Assam, le Manipur et le Tenasserim sont annexés par Londres.* 1852-1855 : 2e guerre anglo-birmane : annexion de la Basse-Birmanie.* 1885 : 3e guerre anglo-birmane : annexion de la Haute-Birmanie. La Birmanie devient une colonie de l’Inde en 1886.* 1937 : La Birmanie est séparée de l’Inde.* 1941-1945 : Occupation japonaise. Destruction du palais royal de Mandalay.* 12 février 1947 : Accord de Panglong qui reconnaît le principe de l’autonomie des régions frontalières en matière d’administration centrale.* juillet 1947 : Assassinat de Aung San par plusieurs rivaux politiques (dont Ne Win).* Le 4 janvier 1948, le pays devient indépendant et quitte le Commonwealth, le premier ministre étant U Nu qui instaure une démocratie parlementaire (1948-1958) et Sao Shwe Thaik qui fut le 1er président de la République.* En 1962, le général Ne Win fait un coup d’État militaire et règne durant plus de vingt-six ans, introduisant des réformes socialistes à marche forcée. Malgré la politique socialiste mise en place, Ne Win garde ses distances avec le bloc soviétique et la Chine. Il place la Birmanie dans le camp des non-alignés, dont l’Inde fait partie.* En 1988, l’armée réprime violemment un mouvement de protestation contre la situation économique et politique : le 8 août 1988, les militaires ouvrirent le feu sur la foule qui protestait ; ce jour est commémoré comme the 8.8.88 uprising. Néanmoins, la conséquence indirecte de ce mouvement fut qu’il permit la tenue des élections.* En 1990, des élections libres ont lieu, avec la victoire de la NLD (National League for Democracy) dirigée par Aung San Suu Kyi mais annulées ensuite par la dictature militaire.
L’un des personnages majeurs du pays au XXe siècle se nomme le général Aung San, ancien étudiant activiste dont la fille, Aung San Suu Kyi, est prix Nobel de la paix en 1991, pour son combat pour la paix et la liberté en Birmanie.
Un troisième personnage est connu internationalement, il s’agit de U Thant, représentant permanent de la Birmanie auprès de l’ONU, avec le rang d’ambassadeur (1957-1961) puis secrétaire général des Nations unies (1962-1966 et 1966-1971).
* 7 novembre 2005 : la capitale est transférée du jour au lendemain de Rangoon à Naypyidaw (Capitale royale), ville encore à construire à proximité de la ville de Pyinmana, au centre du pays.
Politique
La Birmanie est membre de l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) et aurait dû en prendre la présidence en 2006 si la pression de la communauté internationale n’avait réussi à éviter cette embarrassante situation.
Régime autoritaire, l’État du Myanmar est dirigé par une dictature militaire depuis le coup d’État de septembre 1988. Le travail forcé est une pratique courante. Les organisations internationales des droits de l’homme classent la Birmanie parmi les mauvais élèves en matière de libertés publiques : la liberté de la presse et les droits de l’homme ne sont pas respectés, le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant de l’exécutif et les partis d’opposition ne sont pas tolérés.
Dotée d’un budget représentant environ 50% du PNB, l’armée, forte de 400 000 hommes, n’a pourtant pas d’ennemi extérieur déclaré, malgré des tensions récurrentes avec la Thaïlande, qui conduisirent à des escarmouches à la frontière entre les deux pays. Dès lors, en plus de la protection extérieure, son rôle est de contrôler la population et elle participe à des missions de maintien de l’ordre et de répression au même titre que la police.
Le parti d’opposition mené par Aung San Suu Kyi (la Ligue nationale pour la démocratie ou NLD) a remporté les élections législatives en mai 1990 avec plus de 80% de voix en sa faveur, à la surprise de la junte qui espérait légitimer ainsi son pouvoir. Celle-ci a alors invalidé les élections. Le NLD lutte pour le retour de la démocratie dans le pays.
La junte a une position ambiguë envers l’opposante Aung San Suu Kyi, qui est très populaire dans le monde suite à son prix Nobel de la paix en 1991. Sa popularité et son statut de fille du symbole et héros national Aung San, lui procurent une certaine protection, alors que la junte voudrait pouvoir se débarrasser de cette épine dans le pied. Face à ce dilemme, la junte a donc placé l’opposante en résidence surveillée. Aung San Suu Kyi est entrée dans sa 10ème année de détention le 24 octobre 2004.
La politique mise en place par les généraux occasionne des migrations massives de certaines minorités, comme les Karen par exemple, vers la Thaïlande.
Le 19 octobre 2004, le Premier ministre, le général Khin Nyunt, a été mis à l’écart et autorisé à prendre sa retraite pour raisons de santé et assigné à résidence. Il a été remplacé par Soe Win, un « dur » tenu pour responsable de l’embuscade contre le convoi d’Aung San Suu Kyi en mai 2003. Khin Nyunt a accédé au poste de premier ministre en août 2003, il supervisait les services secrets birmans depuis plus de vingt ans. Il avait signé les accords de cessez-le-feu avec les ethnies du nord et de l’est qui pouvaient en échange continuer à cultiver l’opium. Il était à l’origine du rapprochement avec l’Inde dont il voulait utiliser le modèle pour ouvrir le pays à la démocratie. Il était l’interlocuteur privilégié des sociétés étrangères. Son opposant au sein de la junte, le général Maung Aye, réputé très dur, qui occupait jusqu’alors les fonctions de vice-président du Conseil d’État pour la paix et le développement, est également chef d’état-major. Il est en concurrence pour le pouvoir avec le général Than Shwe, président de la junte et commandant en chef des forces armées. Khin Nyunt, 65 ans, incarnait la voie des réformes. Khin Nyunt avait su maintenir le contact avec les groupes rebelles représentant les minorités ethniques (notamment les Karens) et mettre un terme aux conflits armés opposant le régime et les rebelles. Il faut espérer que le pays ne replongera pas dans la guerre civile.
Les sanctions économiques prises contre le régime militaire birman par la communauté internationale, dont les États-Unis, la Chine, la Malaisie et les pays de l’Union européenne dont la France, n’ont eu que peu d’effet, ceci étant dû en grande partie à l’inventivité des collaborateurs de la Junte, comme à la volonté de nombreux pays asiatiques soucieux de continuer à promouvoir les échanges économiques avec la Birmanie et notamment en vue des profits générés par les investissements dans l’extraction des ressources naturelles du pays. On peut cependant dire que ces sanctions ont eu pour effet de mettre au chômage plus de 100 000 personnes, du jour au lendemain, qui travaillaient auparavant dans les usines textiles qui commençaient à émerger dans le pays. Beaucoup des jeunes-filles qui travaillaient dans ce secteur sont allées grossir les rangs des prostituées de la capitale. En dehors de ces résultats on peut dire que les sanctions contribuent plus à un appauvrissement de la population qu’à une démocratisation du pays.
Dans la même logique que les sanctions, de nombreuses voix se sont élevées contre les sociétés comme Total investissant dans le pays et contre les voyageurs qui font fonctionner l’industrie du tourisme. Selon les démocrates, l’entrée de devises étrangères, aiderait le gouvernement actuel et contribuerait à la généralisation du travail forcé.
La capitale a été déplacée de Rangoon, ville située dans le delta de l’Irrawaddy, à Pyinmana (à 300 km à l’intérieur des terres) au cours de l’année 2005 ; Les raisons de ce déménagement sont multiples. En effet, dans sa paranoïa, le gouvernement a souhaité se protéger à la fois d’une invasion de l’extérieur (comprenez les Etats-Unis depuis que la Birmanie fait partie de "l’axe du mal" et depuis le début de la guerre en Irak) et de mouvements populaires intérieurs, qui avaient ébranlé le pouvoir en 1988. De plus, dans sa mégalomanie, le général Than Shwe veut redonner au pays l’aura de l’ancien royaume de Birmanie, période pendant laquelle il était coutume que chaque nouveau roi construise une nouvelle capitale. D’où le nom de la nouvelle capitale, Nay Pyi Daw, qui signifie : Siège du Roi. Enfin, des raisons ésotériques rentrent probablement en ligne de compte. Depuis toujours, l’astrologie et le pouvoir ont été liés en Birmanie. Le mécontentement de 1988 était notamment lié au fait que Ne Win, écoutant son astrologue, avait décidé de remplacer tous les billets par d’autres dont les valeurs seraient des multiples de 9, son chiffre porte-bonheur. De même, dès lors que le déménagement vers Nay Py Daw s’est fait un jour à une heure précise du calendrier lunaire, il est probable que la décision de changer de capitale ait été inspirée par les astrologues de la junte.
Actuellement, la junte et son armée procède au génocide des karens. Il en reste 200000 à 300000. Le nettoyage ethnique devrait être fini (selon les souhaits de l’armée birmane) début 2008.
Divisions administratives
La Birmanie se divise en sept "divisions" (hunkhu ou Image:Tain.png) et sept États (chiu ou Image:Pyinè.png). Chaque État ou division se subdivise en communes, districts et villages. Les principales villes : Rangoon, Mandalay et Pagan, qui sont divisées en communes.
Divisions
Les sept divisions forment ce que les Birmans la "Birmanie proprement dite" ("Burma proper" en anglais), c’est-à-dire le pays des Birmans. Ce sont :
* Ayeyarwady (Irrawaddy)* Bago (Pégou)* Magway (Magwe)* Mandalay* Sagaing* Tanintharyi (Tenasserim)* Yangon (Rangoun)
États
Les sept États correspondent chacun à un des autres grands groupes ethniques qui peuplent la Birmanie et sont :
* Chin * Kachin * Karen * Kayah * Mon * Rakhine (Arakan) * Shan
Géographie
Population : 50,5 millions(en 2005). 0-14 ans : 29,14% ; 15-64 ans : 66,08% ; + 65 ans : 4,78%Superficie : 678 500 km²Densité : 61 hab./km²Frontières terrestres : 5876 km (Chine 2185 km ; Thaïlande 1800 km ; Inde 1463 km ; Laos 235 km ; Bangladesh 193 km)Littoral : 1930 kmExtrémités d’altitude : 0 m > + 5 881 mIndice de développement humain : 0,552 - Classé 127ème (2003)Espérance de vie des hommes : 56 ans (en 2001)Espérance de vie des femmes : 63 ans (en 2001)Taux de croissance de la population : 0,6% (en 2001)Taux de natalité : 20,13 ‰ (en 2001)Taux de mortalité : 12,3 ‰ (en 2001)Taux de mortalité infantile : 73,71 ‰ (en 2001)Taux de fécondité : 2,3 enfants/femme (en 2001)Taux de migration : - 1,84 ‰ (en 2001)Lignes de téléphone : 7 pour 1 000 personnes (en 2003)Téléphones portables :50(en 1997)Postes de radio : 50 millions (en 1997)Postes de télévision : 320 000 (en 2000)Utilisateurs d’Internet : 500 (en 2000 : Internet autorisé seulement pour l’État et les entreprises)Nombre de FAIs : 1 (en 2000)Routes : 28 200 km (dont 3440 km goudronnés) (en 1996)Voies ferrées : 3955 kmVoies navigables : 12 800 kmNombre d’aéroports : 80 (dont 9 avec des pistes goudronnées) (en 2000)
La Birmanie est le plus grand pays de l’Asie du Sud-Est. Le pays est très étiré (sur environ 2000 km) mais sa partie la plus large ne dépasse pas 960 km. La Birmanie est montagneuse : à l’ouest, chaîne de l’Arakan prolongée au nord par les Chin Hills, les Naga Hills et les Pakai Hills, culminant à 3827 m au Mont Saramanti ; au nord-ouest les monts Patkai (4.000 à 5.000 m), au nord les monts Kachin qui s’élèvent jusqu’au plateau tibétain à 6000 m ; au centre le plateau Shan traversé par la Salouen, vallée très encaissée ; au sud le Tenasserim. Entre le rebord du plateau Shan et les premiers contreforts de l’Arakan se trouve une plaine centrale, drainée par le Chindwin, le Sittang et l’Irrawaddy, fleuve long de 1992 km dont 1659 km sont navigables.
La région de l’intérieur, qui s’ordonne autour du bassin de Mandalay où convergent Irrawaddy et Chindwin et d’où sort le Sittang, est connue sous le nom de Haute Birmanie, cœur historique du pays. La région côtière (zone alluvionnaire du delta de l’Irrawaddy et plaine du Sittang), bordée de nombreuses îles, est connue sous le nom de Basse Birmanie. Dans les régions périphériques, montagneuses, la forêt domine.
La majeure partie de la population vit dans la plaine centrale.
Économie
Le pays est très peu industrialisé, la population est essentiellement rurale. L’organisation Internationale du Travail, dans son rapport de juillet 1998, décrit l’utilisation systématique par les militaires du travail forcé de la population civile. Abondante production d’opium.
La Birmanie a une petite production pétrolière à terre. C’est un vieux pays pétrolier. La Burmah Oil Company a été créée en 1896 pour l’exploration et la production pétrolières en Inde britannique. Principal actionnaire de la British Petroleum, qui n’avait pas d’activité aux Indes, la Burmah a limité ses activités à ce territoire. En mer, Total exploite le champ gazier de Yadana, dont la production alimente une centrale électrique à Rangoon mais surtout, va à la Thaïlande.
Malgré la persistance de violations répétées des droits de l’homme par la junte au pouvoir, la Birmanie reste une destination touristique appréciée. Le nombre annuel de touristes ne dépasse cependant jamais 200 000 voyageurs, en majorité des Chinois et des Japonais.
Il est à noter que l’opposition désapprouve le tourisme (et l’aide humanitaire) sous le prétexte qu’il représente un soutien financier très important de la dictature (ce qui est discutable comme cela est expliqué plus haut). Les grandes structures ce secteur, tout comme le secteur bancaire, sont détenues par la junte et ses sympathisants. Mais il reste toujours possible pour les visiteurs de voyager de manière éthique et de faire en sorte que leur argent parvienne à la population locale (petits taxis, guesthouses, restaurants locaux, petits magasins, guides locaux, trajets en voiture, etc).
Myanmar est également un pavillon de complaisance.
Littérature
La littérature birmane commence à se développer au XIIe siècle, au contact des cultures Pāli, Môn et Thaï, puis occidentale après le rattachement du pays à l’Empire britannique.
Il est à noter en terme de litterature se réferant à la Birmanie qu’un chapitre des Miscellanées se réfère aux décès insolites des rois birmans.
Groupes et cultures ethniques
La Birmanie regroupe, en sus de la majorité birmane de souche, plus de 130 minorités ethniques avec leurs langues et leurs cultures propres. Sept "races nationales" sont reconnues par le gouvernement : Shan, Môns, Karen, Karenni, Chin, Kachin (Jingpo), Rakhine (Arakan). L’hétérogénéité de cette population est à l’origine des nombreux problèmes inter-communautaires qu’a connus le pays.
Éducation
La plupart des universités fermées et/ou déplacées en banlieue en décembre 1996 pour des raisons de sécurité ont rouvert leurs portes. Mais la qualité de l’enseignement reste médiocre, notamment du fait de la corruption endémique. Selon l’UNICEF, seulement 27% des enfants du primaire terminent leur scolarité.
Religion
Le bouddhisme en Birmanie est d’une manière prédominante de la tradition Theravada mêlé avec les convictions locales. Selon le gouvernement militaire, il est pratiqué par 89% de la population, surtout parmi les Bamar, Rakhine, Shan, Mon, et Chinois.
Le christianisme est pratiqué par 4% de la population,[1] principalement parmi les Kachin, Menton et Kayin, et Eurasiens à cause du travail des missionnaire dans leurs secteurs respectifs. Environ-quatre cinquième des chrétiens du pays sont Protestants, en particulier les adéptes de l’Église baptiste de la Convention Baptiste du Myanmar ; les catholiques romains forme le reste.
L’islam, principalement sunnite, est pratiqué par 4% de la population selon le recensement du gouvernement. Cependant, selon le rapport des libertés religieuses internationales de 2006 du Secrétariat d’état des Etats-Unis, les populations non-bouddhistes dans le recensement ont été sous-estimées. Les dirigeants musulmans estiment que 20% de la population peut être musulmane.[2] Les musulmans sont divisés en Indiens, Indo-Birmans, Persans, Arabes, Panthays, et Rohingyas.
L’hindouisme est principalement pratiqué par les Indiens Birmans.
Les populations musulmanes et chrétiennes font face à la persécution religieuse. Le gouvernement militaire a révoqué la citoyenneté des musulmans Rohingya de Rakhine Septentrional et des populations de minorité ethniques chrétiennes ont été attaquées. De telle persécution et ciblant des civils est particulièrement notable en Birmanie de l’est, où plus de 3000 villages ont été détruit ces dix dernières années.[3], [4]
Depuis le 5 septembre 2007, où des moines bouddhistes ont été frappés par des miliciens de la junte birmane lors lors d’une manifestation à Pakokku, à 500 kilomètres au nord de Rangoun, un mouvement de protestation des moines bouddhistes s’est développé à travers toute la Birmanie. Ce mouvement fait suite manifestations organisées depuis le 19 août 2007 à Rangoun pour protester contre après l’augmentation massive des prix des carburants et des transports en commun lancé par des membres de l’opposition de la Ligue Nationale pour la Démocratie dirigée par Aung San Suu Kyi, en résidence surveillée depuis 10 ans[5], [6].
Notes, références et liens :
1. ↑ [1] 2. ↑ [2] 3. ↑ Thailand Burma Border Consortium, « Internal Displacement in Eastern Burma 2006 Survey », 2007. Consulté le 2207-02-04 4. ↑ Samuel Ngun Ling, « The Encounter of Missionary Christianity and Resurgent Buddhism in Post-colonial Myanmar », 2003, Payap University. Consulté le 2006-07-14 5. ↑ Un groupe bouddhiste affirme que les manifestations continueront en Birmanie 6. ↑ Site d’Info-Birmanie
Liens :
* Site officiel du gouvernement * Catégorie Birmanie de l’annuaire dmoz. * Poème Myanmar
Page soumise à la licence GFDL. Source : Wikipédia.org (Historique)
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