Les suppléments facturés par Ryanair pour l’enregistrement des bagages et le paiement par carte de crédit sont des augmentations de prix cachées, peut-on lire dans un rapport de la banque ABN Amro, sur les revenus des compagnies aériennes à bas prix.
Ces suppléments ont rendu le prix moyen d’un billet de la compagnie irlandaise 6,5% plus cher, ce qui correspond environ au supplément pour le carburant exigé depuis trois ans par la plupart des compagnies traditionnelles, a calculé le quotidien De Tijd.
Alors que Michael O’Leary, directeur général et coactionnaire de Ryanair, assure que sa compagnie ne comptera jamais de supplément carburant, le rapport d’ABN Amro montre que Ryanair le fait pourtant, mais que l’augmentation est répercutée différemment. Ces hausses de prix cachées gonflent le chiffre d’affaires, et surtout le bénéfice de la compagnie à bas prix.
Toujours selon ce rapport, Ryanair a réalisé, pour l’année comptable 2006-2007, plus de la moitié de son bénéfice opérationnel (EBIT) grâce à des activités presque ou totalement étrangères à l’aéronautique. A savoir, outre les hausses de prix cachées, la location de chambres d’hôtels ou de voitures, pour laquelle Ryanair touche une commission, la vente de nourriture et de boissons à bord des avions ou les changements de date du vol.








