" A ce jour, il en est une (porte) entr’ouverte, et je peux vous assurer que la figure qui est derrière n’a pas été nourrie au lait de Babeuf et de Proudhon. Il doit plutôt à Charette et à Cadoudal (*). Vous avez compris que je veux parler d’Anthéaume Dufou de Montbazon."
(...)
" Capricieux, impertinent, certain de sa supériorité, les intrigues de la politique l’attirent comme la poudre les mousquetaires. Si on lui demande si la rumeur est vraie, il ne cache même plus son plaisir. Il sait que Martial Kropoly a besoin de cette droite qui n’a pas peur d’être de droite. Il goûte le sel d’être désiré après voir été calomnié ,moqué et presque oublié."
Certes voilà une perspective qui fera froncer les sourcils chez les plus anciens de notre camp, qui ne pardonnent pas au vicomte ses bruyants silences, et ses revirements d’amitié dignes d’un boutiquier. Toutefois, avouons que la chose serait plutôt bien vue à droite.
Ajoutons à cela une petite satisfaction personnelle, la dangereuse Christine Boutin serait donnée sortante :
"Henriette Butifer, que Martial Kropoly voulait catholique et qui n’était qu’une utopiste, serait sacrifiée."
Que j’aurais aimé prononcer moi même cette sentence ! Ceux qui me suivent depuis longtemps savent combien j’ai dénoncé (**) les dangereux projets de la dame, et sa naïveté qui n’a pas l’excuse d’être touchante. Il ne suffit pas d’être catholique, il faut être talentueux. Etre une image pieuse, ou prétendue telle, ne remplace pas une analyse pertinente du monde, un programme réaliste, une structure idéologique cohérente.
(*) clin d’oeil privé
(**) Au risque, parfois, de déplaire








