Et quels candidats UMP : des accumulations improbables, à l’image du bulletin de Mme de Panafieu qui arborait le logo de la "nouvelle gauche" !
En claironnant l’idée d’une élection locale, la droite gouvernementale insulte ses ouvriers. Les bilans des maires de droite sont-ils alors tous si mauvais, pour que, de la Bretagne à l’Alsace, du Nord aux Pÿrénées, le mouvement soit aussi unanime ? Quel mépris que cette sentence martelée hier soir par les responsable de l’UMP. La réalité est évidemment nationale : les électeurs de droite sont restés à la maison, quand les électeurs de gauche ont retrouvé leur carte d’électeur. Les "classes populaires", celles qui avaient voté pour Sarkozy, probablement plus que les autres : pour preuve le résultat sans appel du bon Christian Vanneste, étrillé au premier tour à Tourcoing, cet indicateur national, qui avait élu Sarkozy, pour le jeter par dessus bord un an après.
Le deuxième tour affinera peut être le jugement, mais la leçon reste cuisante.
D’une part, la droite a grand tort de mépriser les élections locales. Le calendrier du gouvernement ne tenait pas compte des élections municipales, apprend-t-on. Si cela est vrai, pas de quoi être fier !! L’appareil de la rue de la Boétie fait preuve d’une évidente cécité doublée de mépris. Les pouvoirs locaux sont très importants : en France où les niveaux du pouvoir s’ajoutent au lieu de se compléter, c’est une réalité parallèle que la gauche peut installer, dotée d’un énorme budget, et de tribunes visibles pour claironner ses mensonges. Il suffit de voir le budget que la mairie de Paris déverse sur des associations ultra-gauchistes qui font la une des JT partisans de France 3 ou de Canal + pour s’en convaincre.
D’autre part, la droite doit s’atteler particulièrement à remplir ses promesses à l’égard de l’électorat populaire, qui est la clé de cette défaite. Cet électorat n’a que faire de la commémoration de la shoah, d’Ingrid Bétancourt, ou du partenariat euro-méditerranéen. Quant au FN, il est pratiquement cliniquement mort. Faut-il le réanimer ? En vaut-il la peine ? Quels sont ses leaders et quels projets ont-ils qui pourraient nous en convaincre ?







