Ils expliquent qu’il existe un « pacte de solidarité » entre les victimes et regrettent que les médias insistent surtout sur le "pacte" entre les époux Fourniret. Les familles des jeunes filles assassinées ne veulent rien savoir des caprices de Michel Fourniret et de ses exigences de huis-clos.
Les familles confient être très régulièrement en contact entre elles, y compris, avec les victimes encore vivantes du « tueur des Ardennes ». Interrogées sur les émotions qui les ont traversées alors qu’elles ont entendu pour la première fois Michel Fourniret s’exprimer, les familles ont répondu n’avoir rien ressenti ou perçu derrière sa voix. 17h 04 Long échange d’une vingtaine de minutes entre Gilles Latapie et Michel Fourniret. Le prévenu réitère son refus de parler tant qu’il n’obtient pas le huis-clos. Il demande également, en échange de sa participation, la correction "des erreurs" dans son ordonnance de renvoi. Faisant référence à un reportage de "Faites entrer l’accusé", il explique qu’il ne veut pas que ses descendants consultent plus tard un dossier erroné. S’ensuit alors un cours de droit de la part de Gilles Latapie qui refuse ses deux demandes. A l’issue de leur conversation, Michel Fourniret, se démarquant de sa stratégie de la "bouche consue", confie qu’il va réfléchir durant le week-end à une éventuelle « participation active » de sa part au procès.
16h30 L’audience est suspendue et devrait reprendre à 17 heures pour s’achever à 17h30.
16h20 La cour procède à la lecture fastidieuse des articles du code pénal, puis le président de la cour, Gilles Latapie, détaille à Michel Fourniret, les chefs d’inculpation pour lesquels il est poursuivi. « Vous encourrez la peine maximale, la perpétuité » annonce Gilles Latapie. Ce dernier rappelle à Michel Fourniret qu’il « est détenu selon (ses) calculs depuis quatre ans et neuf mois". Michel Fourniret, toujours de marbre et immobile, lui répond « d’accord ».
Le juge se tourne alors vers Monique Olivier lui expliquant qu’elle risque elle aussi la perpétuité. Lorsque sa femme, murée dans une attitude molle, se lève pour entendre ses chefs d’inculpation, Michel Fourniret lui jette un regard.
15h05 Les expertises se poursuivent, se concentrant maintenant sur le couple Fourniret.
14h42 C’est au tour de Monique Olivier, l’épouse de Michel Fourniret, d’écouter la description de sa personnalité. Les experts soulignent sa " fierté d’être la complice de Fourniret", sa "dangerosité", son "esprit retors" et sa "jouissance au moment des actes", "dont elle a tiré le plus grand bénéfice personnel fantasmatique". 14h15 L’audience a repris avec l’examen de la personnalité de Michel Fourniret. Plusieurs adjectifs reviennent pour décrire le tempérament du tueur présumé : "manipulateur", "orgueilleux", "mégalomane", "pervers".
12h18 Le procureur de la République de Meaux a démenti les informations du Soir concernant l’existence d’une enquête ouverte par le parquet de Dinant en Belgique sur la disparition d’Estelle Mouzin et l’éventuelle implication de Michel Fourniret.
10h44 Le procès est interrompu. Comme ils l’avaient annoncé ce matin, les avocats se sont mis en grève pour protester contre la réforme de la carte judiciaire. L’audience ne reprendra qu’à 14 heures.
10h25 L’avocat général Francis Nachbar a fait une mise au point en déclarant que l’acccusé serait "amené de force" chaque jour de son procès. "Depuis quatre ans, vous n’êtes plus le maître", a-t-il asséné à l’accusé, "vous n’avez plus de conditions à poser, depuis quatre ans vous ne manipulez plus personne". "La société que je représente ne se soumettra plus aux caprices et aux menaces de Michel Fourniret", a-t-il ajouté. Rappelant la présence de victimes, il a demandé au prévenu de faire preuve de "décence" et d’arrêter "ses pitreries et sa grossièreté".
10h12 Le deuxième jour d’audience a commencé. Michel Fourniret a été amené de force au tribunal. Après avoir refusé de se rendre à l’audience, celui qui est jugé pour le meurtre de sept jeunes femmes a été amené par les policiers du GIPN chargé de sa sécurité.
09h00 Les avocats de Charleville-Mézières comptent demander une suspension de l’audience en milieu de journée pour protester contre la réforme de la carte judiciaire. Première journée
18h49 La teneur du texte de Michel Fourniret se dévoile peu à peu. "Difficile de prendre la parole quand ce que l’on a à dire n’est pas plus beau que le silence", écrit Michel Fourniret en préambule de ce texte manuscrit d’une dizaine de pages au style ampoulé, dont une copie a été communiquée aux avocats. "La présence (au procès, ndlr) d’une assistance composée de X fois plus de curieux et de désoeuvrés de toute qualité que de personnes concernées musèle inévitablement le coupable que je suis c’est-à-dire un être mauvais et dénué de tout sentiment humain", explique-t-il. Michel Fourniret minimise également le rôle de son épouse, Monique Olivier, estimant qu’elle "est tombée dans les filets odieux d’un manipulateur". 17h51 La séance est levée. La Cour se réunira vendredi à 10 heures. Les avocats auront d’ici là le temps d’étudier le texte de Michel Fourniret, qui leur a été remis par le tribunal.
17h07 Pour la première fois, Michel Fourniret a esquissé une réaction. A l’évocation du "rôle actif" de Monique Olivier dans la mort de Jeanne-Marie, il a en effet fait "non" de la tête. La lecture des faits relatifs à Elisabeth Brichet, adolescente belge de 12 ans, enlevée le 20 décembre 1989 près de Namur, a commencé.
16h36 La séance reprend avec la lecture de l’ordonnance concernant Jeanne-Marie Desramault. Disparue le 18 mars 1989 à la gare de Charleville-Mézières, son corps est retrouvé le 3 juillet 2004 au château du Sautou à Donchéry (Ardennes), ex-propriété des époux Fourniret.
16h00 La lecture de l’acte d’accusation ne laisse pas le public indifférent. Un vent de vengeance circule dans ses rangs. A la pause, ils sont nombreux à évoquer leur désir d’un retour à la peine de mort. Comme Marie-José, 51 ans, par exemple, qui aimerait « les voir crever à coups de machette ». « Il ne faudrait pas me laisser seule avec eux, je pourrais vraiment les tuer », assène-t-elle. Venue « par curiosité » avec elle, Virginie, 25 ans, aimerait mieux « que Michel Fourniret et Monique Olivier meurent en prison ». 15h47 La séance est suspendue jusqu’à 16h30. Une conférence de presse des familles, prévue dans cet intervalle, a été annulée, les proches des victimes étant trop émus.
15h05 L’ordonnance concernant la dernière victime de Michel Fourniret est lue devant la Cour. Une phrase marque : l’accusé avait reconnu lui avoir dit qu’il était « pire que Dutroux ».
14h33 Le procès reprend.
12h05 A peine la séance interrompue, un flot de journalistes se déverse dans la salle des pas perdus, à la recherche d’avocats, victimes et autres parties civiles à interroger.
11h19 La cour égrène le nom des experts et des témoins qui seront amenés à comparaître tout au long des deux mois de procès.
11h04 Les jurés prêtent serment. Les différents avocats procèdent à la lecture des noms de leurs clients.
10h48 Michel Fourniret fait remettre au président de la cour un autre texte enroulé avec un ruban rouge et prend la parole pour expliquer ce qu’il attend du magistrat. « Il s’agit de l’exposé que j’avais l’intention de lire, où j’explique les raisons pour lesquelles je boycotte ce procès. En l’absence de la tenue d’un procès à huis clos, vu que je ne peux pas prendre la parole, je souhaitais vous demander, Monsieur le président, de lire cet exposé », déclare-t-il.
Le président, ironique, refuse sa requête, tout en le remerciant en brandissant le document : « C’est très joliment fait, je vous remercie. J’en prendrai connaissance le moment venu ».
Monique Olivier, impassible, assise à ses côtés dans le box, ne lui adresse pas un regard.
Solennel, le président de la cour Gilles Latapie interroge à son tour l’accusée, qui répond d’une voix claire. « J’étais garde-malade, c’était pas une profession mais de l’aide familiale », déclare-t-elle.
10h44 Michel Fourniret entre dans la salle. Seuls les dessinateurs de presse sont à-mêmes de reproduire son image. Au moment de l’interrogatoire d’identité formel, l’accusé colle un papier sur la vitre de son box où l’on peut lire : « Sans huis clos, bouche cousue », pour rappeler qu’il réclame un procès sans public et sans presse.
10h29 Le procès s’ouvre. Monique Olivier prend place dans la cage vitrée qui lui est réservée. Regard vide et cheveux blancs coupés court, elle se laisse photographier sans sourciller. Le président de la cour indique que, conformément à son souhait, Michel Fourniret ne rentrera dans la salle qu’une fois les photographes et les cameramen partis, pour qu’aucune image de lui ne soit prise.
10h03 Les familles des victimes (lire le récit de l’une d’elles) prennent place dans la salle du palais de justice. Un écran est disposé au fond de la salle.
9h45 A la lecture du quotidien belge Le Soir, on apprend que la justice belge a rouvert une enquête pour reexaminer la piste incriminant Michel Fourniret dans le dossier de la disparition d’Estelle Mouzin, à Guermantes (Seine-et-Marne) le 9 janvier 2003. Motif ? Le parquet va revoir les conditions de l’appel téléphonique passé au moment de cette disparition du domicile belge de Fourniret, et qui le disculpe aux yeux de la justice française.
9h20 Escorté par des policiers, le bus arrive sur les lieux du procès, sous les yeux d’un public venu en masse assister aux débats sous un chapiteau. Des dizaines de photographes et de caméras scrutent leur arrivée. Pas moins de 450 journalistes sont attendus. (Voir notre vidéo de l’arrivée du bus)
9h15 Le bus des parties civiles quitte un hôtel du centre-ville pour rejoindre sous la pluie la cour d’assises des Ardennes.
8h31 Après avoir fait planer le doute sur sa participation à son procès, Michel Fourniret arrive finalement au palais de justice de Charleville-Mézières (Voir notre dossier spécial). Vêtu d’un pull bleu et d’un gilet pare-balles, il se trouve à l’arrière d’un monospace bleu banalisé, sous l’escorte des hommes du GIPN cagoulés. Monique Olivier, son épouse et coaccusée, est quant à elle installée dans un autre véhicule.
Source : Lefigaro.fr







