Bien entendu, nous avons tous de temps en temps des pulsions (qui durent en général quelques jours) et nous font engloutir une masse importante de nourriture. Par contre lorsque l’alimentation devient une obsession à laquelle vous ne parvenez pas à résister, il se peut que vous soyez "accro". Si elle ne ressemble pas à la toxicomanie ou à l’alcoolisme, cette manie peut tout de même se révéler dangereuse puisqu’elle met à mal votre poids et votre estime personnelle.
Signes L’alimentation compulsive utilisée pour calmer les angoisses vous entraîne dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. Pourtant il est possible de modifier ce type de comportement et de retrouver une relation saine avec l’alimentation. Pour savoir si vous souffrez de cette manie alimentaire, voici quelques symptômes à surveiller :
Votre cerveau vous dit d’arrêter de manger mais il vous semble impossible d’arrêter (vous n’avez d’ailleurs même plus faim) ;
Vous tentez de cacher vos petites manies alimentaires - d’ailleurs la grande majorité se fait à l’abri des regards. Vous mangez différemment en public qu’en privé ;
A la seule pensée de votre plat favori, vous salivez (réellement) ;
La nourriture et le fait de manger provoquent en vous un énorme sentiment de culpabilité ;
Vous mangez lorsque quelque chose vous énerve, ça vous calme ;
La nourriture vous donne du plaisir et un certain sentiment de confort que vous ne parvenez pas à atteindre par d’autres moyens ;
Vous râlez lorsque quelqu’un ou un événement vient contrecarrer vos plans-bouffe ;
Vous évitez certains aliments car vous savez qu’ils peuvent vous faire perdre tout contrôle ;
Comment arrêter ? Si le sucre est votre péché mignon, obligez-vous à ne plus en acheter, votre maison doit être vide de sucre. Focalisez votre attention sur un autre type de nourriture : légumes (grignoter une carotte par exemple), préparez des repas avec des aliments qui vous plaisent mais en évitant vos aliments fétiches. En éliminant au maximum le fruit défendu, votre corps se réajustera et lorsque vous en mangerez à nouveau, votre corps vous signalera rapidement son trop plein.
Respectez votre faim. Il faut apprendre à résister à l’appel de la nourriture et écouter votre faim. C’est elle qui vous dit quand vous devez manger et pas votre cerveau !
L’exercice relâche de l’endorphine, qui remonte votre moral naturellement. En faisant du sport régulièrement, vous rétablirez votre déséquilibre physiologique.
Gare aux routines ! Vous passez chaque jour devant une pâtisserie alléchante ? Changez de route. Vous mangez TOUJOURS une glace devant votre feuilleton du dimanche soir ? Stop ! Il n’y a jamais de bonnes routines en termes d’alimentation.
Ni bon, ni mauvais... En déterminant sans cesse quels aliments sont bons et lesquels sont mauvais, vous déréglez votre organisme qui lui a besoin d’une multitude d’aliments variés pour être en pleine forme (et donc vous aussi).
Faites un journal alimentaire, il vous aidera à comprendre ce qui déclenche vos crises alimentaires. Gardez un oeil sur ce que vous mangez et sur les sensations que cela vous procure.
Faites de vos émotions vos amies, pas vos ennemies. Aucun aliment ne peut concrètement vous aider à vous sentir mieux, c’est un leurre. L’ennui, la colère et la tristesse sont des réactions naturelles que nous ressentons tous. Si vous êtes malheureuse ou déprimée, agissez concrètement. La nourriture ne résoudra pas vos problèmes à votre place.
Caroline Albert








