C’est ce qui s’est passé le 4 novembre dernier. Des membres de la communauté musulmane enterraient un des leurs, quand ils ont rencontré un adolescent chrétien. Celui-ci n’est pas descendu de son âne devant le cortège. Cette attitude a été perçue comme un manque de respect et a déclenché un déchaînement de violence disproportionnée de la part des membres du cortège funéraire.
Ils ont d’abord roué de coups l’adolescent, puis, à la fin de la procession, ils ont commencé à jeter des pierres sur les maisons et les boutiques appartenant à des chrétiens coptes. La police a dû intervenir, dispersant la foule à coup de gaz lacrymogène. Alors qu’ils étaient les victimes, 50 chrétiens coptes ont été arrêtés. Quand ils ont été libérés, ces commerçants coptes ont retrouvé leurs boutiques pillées.
Puis, au cours des deux semaines qui ont suivi les attaques et les pillages, les forces de police n’ont cessé de harceler les chrétiens, utilisant tour à tour l’intimidation, le racket et les condamnant à des amendes sous n’importe quel prétexte. La police aurait déjà extorqué 40 000 euros aux coptes de la ville.
Le calme est revenu à Tayyiba, mais la ville est susceptible de s’embraser au moindre motif.
En Egypte, l’islam radical gagne du terrain. Des groupes islamistes s’attirent le soutien de la population en offrant une aide médicale bon marché et des cours privés à l’intention des enfants et des écoles.
Remercions Dieu que ces violences n’aient pas fait de morts.
Prions pour les chrétiens de la ville de Tayyiba.
Prions pour l’Eglise en Egypte.







