Les émeutes ont ensanglanté la ville de Jos vendredi dernier, suite aux premières élections locales organisées dans cet Etat du Plateau depuis dix ans.
Ces affrontements opposaient les chrétiens Béroms aux musulmans de l’ethnie Haoussa à la suite d’une fausse rumeur selon lesquelles le candidat du Parti de tous les peuples nigérians (ANPP), soutenu par les Haoussas, aurait été battu par le Parti Démocratique du Peuple (PDP), le parti chrétien actuellement au pouvoir.
Les violences ont cessé dimanche dans la ville de Jos. Ce calme précaire fait suite à l’ordre donné par les forces de l’ordre de tirer sur ceux qui violeraient le couvre-feu imposé dimanche dans les quartiers impliqués dans ces violences ethnico-religieuses.
Environ 7.000 personnes ont fui leur domicile et se sont réfugiées dans des édifices publics, notamment dans une caserne de l’armée et dans des centres religieux, a indiqué la Croix Rouge.
En septembre 2001, un conflit entre musulmans et chrétiens dans la ville de Jos avait fait plus de de 500 morts et plusieurs centaines blessées. Plusieurs églises et mosquées avaient été détruites, et plus de 50 000 personnes avaient été déplacées.
Dans l’Etat du Plateau où se situe la ville de Jos, les chrétiens constituent plus de 90% de la population. Pourtant, les musulmans, malgré leur nombre, ont acquis une prédominance politique au Nigeria. La croissance du fondamentalisme islamique a ouvert la porte à la violence.







