Tel un médecin au chevet d’un malade agonisant, le successeur du patriarche Antoine Gizenga donne davantage de signes probants de sa détermination à travailler utilement pour l’intérêt supérieur de son peuple. De milieux proches de la primature congolaise, il est davantage fait mention de l’engagement d’Adolphe Muzito pour redonner les lettres de noblesse au gouvernement congolais qui avait très mauvaise presse dans les milieux progressistes. C’est devenu presque humiliant et combien injurieux de parler dans certains milieux des officiels congolais car quasiment tous sont épinglés comme bandes des inciviques se comportant en pures mercenaires quant à leur haut degré de propension à ne privilégier que leurs seuls intérêts au détriment de celui du peuple congolais aujourd’hui clochardisé et devenu la rusée de tous. Cette classe politique est épinglée comme paniers à crabes où tout le monde peut y entrer, pourvu de respecter les règles du jeu. Probité, intégrité, compétence, savoir faire, cursus, honorabilité… sont de notions qui ne comptent pas du tout dans ce milieu congolais où tout le monde se côtoie.
Pour quelqu’un qui n’a jamais mis ses pieds au Congo-Kinshasa mais qui est tout de même informé de ce que ce pays renferme comme potentialités tant minière, agricole qu’humaine. Dès qu’il débarque à l’aéroport de Nd’jili à Kinshasa, il va être frappé par le haut degré du contraste entre la richesse naturelle qui fait courir tout le monde et la pauvreté insolente de la grande majorité du peuple congolais devenue la rusée de tous.
En effet, alors qu’en 1960, au départ des belges lors de l’accession du Congo à l’indépendance, ce pays disposait d’un matelas suffisant de devises, d’une balance de paiement excédentaire et d’un Pnb dépassant la moyenne dans la sous région d’Afrique centrale, atout nécessaire qui le prédisposait à un avenir radieux. Il a suffi malencontreusement de quelques 40 ans de la mauvaise gestion et de haute gabegie au sommet de l’Etat pour que les politiques congolais gaspillent toutes ces chances de développement qui prédisposaient pourtant l’ex-congo belge à un bel avenir. Bien sûr avec implication à travers la sous région.
Point n’est besoin de rappeler ici qu’à part le régime de Joseph Kasavubu, premier chef d’Etat congolais et dans une certaine mesure celui éphémère d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, issu d’élections politiques libres et transparentes, quasiment tous les autres gouvernements qui se sont succédés à la tête de ce pays n’ont été constitués majoritairement que de bandes de mécréants et autres affairistes qui n’ont jamais hésité un seul instant pour trahir la mère patrie, préférant privilégier leur propre intérêt égoïste. A ceux de vrais patriotes comme Vincent Lunda Bululu et autres, le peuple ne peut que leur jeter les fleurs et leur offrir l’occasion de revenir aux affaires qu’à avoir à faire aux politiques sans aucun idéal d’Etat.
Le Congo Kinshasa est parmi les rares pays où quand on accède à un quelconque poste de responsabilités publiques, on est sensé accumuler la richesse et voir son train de vie s’embourgeoiser. Je me rappelle encore de la confession d’un ami belge qui m’avait avoué qu’un de hauts cadres de la nébuleuse Afdl de triste mémoire, lui avait avoué sans coup férir, qu’il lui suffisait jute de rester que pendant quelques 5 mois à la tête du ministère des finances ou à la banque centrale du Congo pour être compté parmi les millionnaires en devises fortes. En lui demandant par quelle magie il allait devoir procéder ? Il dira qu’ayant fait tous les régimes politiques depuis l’indépendance, tous les gouvernants agissent quasiment de la même façon. Et pour cela, il suffit seulement de savoir partager ce que l’on vole du trésor public pour ne pas être inquiété !!!
Et il a eu à me citer les cas de Charles Okoto, ancien Pad de la Miba et d’Evariste Boshab, ancien directeur de cabinet du président Joseph Kabila, tous deux cités dans les dossiers de détournements de deniers publics, mais qui continuent à jouir de la pleine confiance du chef de l’Etat comme s’il n’ y avait rien à leur reprorcher.
En effet, il vous souviendra il y a quelques 2 ans que le professeur Evariste Boshab avait été cité dans le détournement des millions de dollars versés par le Congo Brazzaville à la société nationale d’électricité ‘’Snel’’à titre de royalties sur fourniture de l’électricité. Et pour Charles Okoto, plusieurs fois cité dans les détournements de fonds de la Miba et personnellement impliqué dans le marché Segamine avec la complicité de Kabila père. En dépit des enquêtes parlementaires et autres dénonciations de structures de la société civile, jamais ces deux bonzes du Pprd n’ont jamais été inquiétés par la justice congolaise. Et la raison est bien simple étant donné qu’ils ont su partager aux cousins du clan politique au pouvoir la manne volée. Après une courte absence de la cour du pouvoir, plus pour distraire l’opinion que pour réprimer la mal gestion, ils sont tous deux revenus aux affaires au grand dam des commissions Bakandenza, Lutundula…
Le Congo Kinshasa a cette particularité d’avoir une classe politique au pouvoir fort riche et face à une population clochardisée mais qui continue curieusement à applaudir les mêmes prédateurs. Tous les régimes politiques qui se sont succédés à la tête de l’exécutif ont agi de la même façon. Ces politiques congolais ont un trait commun qui les caractérisent quasiment tous : discours politique nationaliste, mais peu enclin au patriotisme. Même la fin de la longue recréation annonçait avec pompe par le président Joseph Kabila n’a jamais connu un faible début de commencement. Par contre, le temps de la récréation a été même largement prolongé.
Et sur place à Kinshasa et dans certaines chancelleries occidentales l’on continue à s’interroger sur les raisons profondes qui font que le peuple congolais soit devenu si patient face à l’irresponsabilité de sa classe politique dirigeante dont les preuves de la mauvaise gestion ne sont plus à démontrer !!! Les belges des années des indépendances (1960) qui ont toujours difficiles à oublier, 48 ans après, les affres fâcheuses et comportement belliqueux de congolais qui les avaient contraint à capituler en leur accordant promptement l’indépendance politique, continuent à se demander si le même élan patriotique a cessé d’exister dans le chef de congolais !!! Finalement plusieurs sont de ceux qui regrettent de n’avoir pas écouté le professeur Van Bilsen qui estimait que le peuple congolais n’était assez préparé pour assumer la succession. Si les 80 ans auraient été de mis, le peuple congolais aurait le niveau de l’Afrique du Sud, si pas plus car en 1960, le Congo Belge était en avance par rapport à l’Afrique du Sud dans beaucoup de domaines.
En 1960, le congolais avait au quotidien 3 repas équilibrés, enfants à l’école, soins médicaux garantis, bourses d’étudiants versées régulièrement, solde de la force publique et de l’administration coloniale consistante et payée mensuellement et à de dates fixes, fourniture d’eau et d’électricité garantie… Moins des 48 ans après, à cause de la présence des prédateurs revêtus sournoisement de la peau d’hommes d’Etat, tout ça a disparu pour laisser la place à la misère la plus sombre. Au Congo Kinshasa, dans certaines familles les repas ne sont plus servis que 3 fois par semaine, et pour le reste de jours chacun est obligé de se débrouiller seul, à l’exception de tout petits. Les filles sont obligées de se prostituer pour payer les frais scolaires et renouveler leur garde robes avec tous les risques de contamination du Vih et autres maladies sexuellement transmissibles.
Les fameuses négociations de Mbundji se sont avérées de la pure escroquerie gouvernementale du siècle. Le fonctionnaires congolais tire le Diable par la queue et ne sait plus où donner la tête. Les militaires et autres agents de renseignements sont obligés de truandés au cas où ils ne veulent pas distribuer en toute impunité la mort au tour d’eux. Pendant ce temps, seuls les membres du gouvernements et les élus du peuple se la coulent douce avec de salaires plantureux. Ce qui leur permet de plus défendre leurs avantages sociaux que de s’attirer inutilement la colère du prince en condamnant sa mauvaise gestion de la chose publique qui laisse à désirer et devant laquelle tous se taisent en gardant les rangs.
L’eau et l’électricité, selon certains rapports en notre possession, sont devenus l’apanage de quelques apparatchiks du régime Kabila. Même dans la capitale, ex Léopoldville devenu Congo Kinshasa, certains quartiers sont depuis belle lurette plongés dans le noir et les robinets de la régideso ont fini d’être envahi par la rouille à cause de longues périodes d’interruption de la fourniture d’eau.
Sur le plan du transport urbain, tôt le matin, de grandes foules s’alignent en fil indien sur la chaussée pour rejoindre, à pieds svp, leurs lieux du travail ou de la débrouillardise. Toutes les sociétés d’Etat du transport urbain ont fini par fermer leurs portes à cause notamment de la mauvaise gestion et de l’impunité dont tous les mandataires ont été bénéficiaires. Pas étonnant qu’à côté de gros cylindrés des apparatchiks l’on retrouve alignés de véhicules qui n’ont plus rien à avoir avec les marques de leurs fabricants. Et voyez en le contraste : moteur Mercedes posé sur châssis Range Rover ; phares français sur calandre Toyota ; volants Vw accouplés avec boîte de vitesses Nissan… Ces véhicules n’ont plus de véhicule que de nom et parce qu’ils continuent à rouler sur 4 roues. D’ailleurs leurs conducteurs revendiquent à ce qu’ils ne soient plus soumis au contrôle de la police routière au motif que les marques qu’ils conduisent n’ont plus rien à avoir les marques de fabricants. Tout contrôle nécessitant la prise en compte de la marque de la voiture !!!
Et pendant ce temps et pour la seule ville de Kinshasa, plus des 25.000 buvettes et autres débits de boissons recensées et où l’alcool coule à flot avec toutes les conséquences fâcheuses y relatives. Pour une petite bouteille de coco cola et un morceau de poisson braisé, les vicieux peuvent s’offrir de jeunes filles congolaises à fleur d’âge échappant au contrôle familial à cause notamment de la précarité sociale.
Et abandonné par son gouvernement et trahi par ses élus, le peuple congolais ne trouve plus du secours que dans les pseudo ‘’églises’’ qui promettent monts et merveilles aux fidèles. Pour contenter les gourous devenus pour la plupart complices du gouvernement, l’exécutif congolais se fait moins exigeant quant à l’application des normes de moralités et de salubrité publique sensées guider toutes les Ongd. Contrairement à la saine doctrine biblique, l’église du Seigneur est transformée en boutique et autres cavernes de voleurs et où les choses les plus ignobles se commettent en toute impunité.
Voilà un peu en cette fin d’année le tableau synoptique de la triste réalité congolaise que le premier ministre Adolphe Muzito a eu à hériter de ses successeurs. Et il n’a que sa seule volonté politique et sa foi chrétienne pour relever le défi. Beaucoup qui l’ont fréquenté disent de lui qu’il est un grand nationaliste et qu’il est plus que conscient de la gravité de la réalité sociale congolaise. Mais s’il a accepté ce poste, apprenons nous de milieux qui lui sont proches, c’est plus pour sauver la patrie aujourd’hui en péril que de se remplir les poches. Et il sait pertinemment bien que ses élans nationalistes ne sont pas du tout tolérés par les charognards et autres maîtres chanteurs qui arpentent les allées du pouvoir congolais.
Alors à se demander si Adolphe Muzito va réussir là où le président Joseph Kabila a eu à échouer en dépit de son bon chapelet de bonnes intentions de mettre rapidement à la longue période récréative !!! Oui c’est vrai qu’au départ, tous avons cru naïvement au beau discours nationaliste du jeune président Joseph Kabila. Mais avec le temps, il a fini par être infiltré par les maffieux mobutistes qui sont venus lui faire prendre goût à la vie facile et à l’enrichissement sans cause. Et petit à petit sa flamme nationaliste a fini par s’éteindre. Maintenant bien que président élu, il subit les âpres mobutistes et autres charognards afdeliens que feu Laurent Désiré Kabila avait fini par jeter à la mer en leur collant l’étiquette de ‘’conglomérat d’aventurieux’’.
Et il n’est point besoin de chercher à s’interroger là-dessus, il vous suffit juste de voir avec quelle facilité les deniers publics sont dilapidés, volés, spoliés au Congo Kinshasa pour en avoir le cœur net. Mais le peuple congolais peut encore compter sur cet homme politique qui, dès sa prise de fonctions officielles à la primature a commencé par interpeller les intouchables habitués avec la magouille. Nous avons encore présent à l’esprit l’interpellation séance tenante des responsables des finances et du haut commandement des Fardc sur les détournements de fonds alloués aux troupes aux fronts !!! Alors que les gouvernements à Kinshasa traînaient les pieds depuis belle lurette sur la ferme détermination à récupérer les millions de dollars volés par Mobutu et saisis en Suisse. Il n’a pas mis longtemps pour mettre en place les mécanismes juridiques en vue de la récupération de ces fonds à reverser au trésor public.
Et depuis quelques 3 jours, l’opinion publique est encouragée de voir ce nouveau premier ministre permettre à la brigade judiciaire de son pays mettre la main sur de gros poissons du domaine de grands travaux publics jusque là considérés comme des intouchables, de par la couverture et la complicité dont ils ont toujours su bénéficier des milieux de la haute sphère de la politique congolaise. Selon les commentataires de la vie politique congolaise et de la presse indépendante, ces sociétés se sont largement sucrées sur le dos de pauvres contribuables congolais.
Avec une telle détermination, il y a lieu d’inviter les élus du peuple congolais à soutenir la politique du premier ministre Adolphe Muzito sur les actions de moralisations du monde des affaires et du circuit de passation de marchés publics afin qu’une solution soit trouvée à la misère du peuple. Pour une fois ils peuvent enfin se dédouaner aux yeux du peuple et sauver le meuble.
Puisse le ciel nous entendre.
Parmi les bonnes initiatives du premier ministre congolais, nous invitons les lecteurs à découvrir ci-dessous les éléments sur la mise aux arrêts à Kinshasa des ex intouchables du monde de la haute finance congolaise publiés en boucle et largement commenté sur le toîle :
Un dizaine d’entrepeneurs étrangers jugés à Kinshasa pour détournement
Arrêtés dans le cadre d’une enquête sur l’utilisation de fonds de la Banque mondiale. Une dizaine d’entrepreneurs étrangers, dont deux Belges, accusés d’avoir détourné plusieurs millions de dollars dans le cadre de l’exécution de travaux publics financés par la Banque mondiale et écroués ces derniers jours à Kinshasa, ont comparu vendredi devant un juge, lors d’une audition à huis clos.
Suivis "de très près"
Ces entrepreneurs, parmi lesquels figurent aussi des Français, Italiens et Libanais, sont incarcérés depuis une semaine après une instruction menée par l’inspection générale de la police des parquets. Les Belges sont Marcel Desama, de la Sodegie, et Alain Van Cusser de AVC. Les Affaires étrangères belges suivent "de très près" leur situation, en particulier leurs conditions d’incarcération, traditionnellement mauvaises au Congo, surtout lorsque personne, à l’extérieur, ne s’occupe de vos besoins.
Ils sont accusés par les autorités congolaises d’avoir détourné l’argent qui leur a été confié par le gouvernement sur un financement de la Banque mondiale (BM), destiné à la réhabilitation et à la construction d’écoles, de routes et de logements sociaux. Ce marché avait été obtenu après un appel d’offres lancé par le bureau central de coordination de la BM à Kinshasa.
Ces entrepreneurs risquent une condamnation de 5 à 10 ans de prison.
Argent de la BM détourné ?
Ces derniers jours, les milieux d’affaires au Congo s’étaient inquiétés parce que des entrepreneurs travaillant dans la construction, dont l’important M.Blattner, de Safricas, avaient été l’objet d’interrogatoires. Certains avaient été retenus plusieurs heures dans des locaux de police surnommés "Casier judiciaire", d’autres arrêtés, d’autres encore étaient repartis sans problème après avoir présenté le travail effectué sur leurs chantiers.
Dans les milieux d’affaires, où l’on reconnaît que tout n’est pas toujours régulier du côté de certains entrepreneurs, on se demandait, ces derniers jours, si des fautes réelles avaient été commises ou si Kinshasa voulait montrer au FMI (dont une mission est actuellement présente à Kinshasa) et à la Banque mondiale sa volonté d’améliorer le climat des affaires. Le Congo a été classé par la Banque mondiale 178e sur 178 pays pour la facilité d’entreprendre.
M.F.C.
Mis en ligne le 20/12/2008







