Selon une sagesse populaire souvent citée dans le cours de moral, celui qui a bu continuera à boire davantage. Ce dicton se confirme davantage au Congo Kinshasa où le parti politique cher au président Joseph Kabila semble hanter par une légion de démons qui pousse se parti à violer constamment la Constitution du Congo juste dans le seul but de satisfaire les caprices d’un groupe maffieux et peu soucieux du bonheur du peuple congolais.
A l’avenir, les congolais qui ont eu à souffrir des affres mobutismes et des inepties du kabilisme doivent à l’avenir sortir de leur torpeur pour ne plus permettre à des apprentis sorciers d’accéder à de postes de responsabilités juste parce qu’on leur a donné à boire, acheter de vêtements ou tenu de promesses fallacieuses de lendemains meilleurs. Réconforté par le proverbe chinois qui dit que ‘’le poisson commence à pourrir par la tête’’, il y a lieu de se demander si jamais certaines têtes d’affiche du cartel politique de la majorité présidentielle, Amp, fidèles au président Joseph Kabila, ne sont pas devenues une menace pour le bonheur du peuple congolais ?
Pendant que les militaires, les enseignants, les médecins et l’ensemble de fonctionnaires touchent de salaires de misères les condamnant à une mort lente, mais sûre. Pendant que les hôpitaux congolais par manque de médicaments et de la motivation du corps soignant sont devenus de vrai mouroirs. Pendant que les jeunes filles sont contraintes à la prostitution faute de la capacité de parents impayés de leur assurer un minimum vital. Pendant que les étrangers et les multinationales en complicités avec les membres de la classe politique au pouvoir pillent les richesses nationales détruisent l’infrastructure de base industrielle, assassinent les vrais officiers des Fardc. Pendant les membres de la presse indépendante sont tous les jours assassinés, bastonnés, condamnés au silence. Pendant que le niveau de réserves en devises étrangères au niveau de la banque centrale du Congo a atteint un taux le plus bas et qui place désormais ce pays en situation de cessation de paiements avec toutes les conséquences fâcheuses qui en découlent. Pendant que la magistrature congolaise a été vidée de son indépendante et réduite aujourd’hui en une simple caisse de résonance des élucubrations de Joseph kabila et ses complices qui ont pris le pays en otage…
Les membres du Pprd et leurs alliés de l’Amp qui continuent à se moquer du malheur et de la souffrance du peuple congolais se livrent à un jeu dangereux à l’Assemblée nationale et qui risque de compromettre une fois pour toutes le processus de la démocratisation du Congo-Kinshasa et pour lequel le peuple congolais a eu à payer de son sang le prix.
Au lieu de s’occuper de 5 chantiers présentés comme cahier de charges liant le régime de Joseph Kabila au peuple congolais et sensés redonner le sourire au peuple congolais, la classe politique au pouvoir donne l’impression d’exécuter un plan diabolique qui n’augure pas de lendemains meilleurs pour ce pays dont tout l’honneur et la dignité ont fini d’être entamés par la faute de ses politiciens.
Depuis l’illégalisme ayant entouré la démission en cascade de membres du bureau de la chambre de l’Assemblée nationale présidé par Vital Kamerhe, le Pprd et ses alliés politiques sont passés champions de l’illégalisme. Et les échos qui nous proviennent du Palais du peuple, siège du Parlement congolais, font état d’un grand feu dévastateur qui couve au sein de l’Assemblée nationale et qui ouvre la voie au retour de la dictature pure et dure.
Après avoir contraint le président Vital kamerhe à la démission dans les conditions illégales que tous connaissent, toute honte bue, le Pprd exige impérativement aujourd’hui la mise en place en dehors de normes légales d’une Commission spéciale chargée d’organiser les élections de nouveaux membres du bureau. Par la bouche de son porte-parole, Tunda Ya Kasende du nébuleux Pprd exige la mise à l’écart de membres du bureau sortant et la constitution d’une Commission spéciale, seule habilitée à diriger le processus de la mise en place d’un nouveau bureau. Donnant en cela la preuve que le Pprd et son chef en veulent à mort au député Vital Kamerhe qui s’est vu hier privé des éléments de la Police nationale jusque là commis à sa garde personnelle, alors qu’il expédie encore les affaires courantes et dans l’attente de la future remise-reprise avec le futur nouveau bureau.
Et il y a lieu de craindre à ce que ne soit réservé à l’ex président de l’Assemblée nationale le triste sort réservé à feu Boteti. Non seulement cette façon d’agir du Pprd est illégale, mais elle met à nu les sentiments de haine et de nuisance qui animent ce parti politique aujourd’hui décidé à écraser tout celui qui se met au travers du chemin tracé par le président Joseph Kabila et ses alliés et qui n’est pas du tout pour le bonheur du peuple congolais.
L’article de presse publié hier par Médard Muyaya dans les colonnes du journal le Potentiel paraissant à Kinshasa sur l’ambiance de la honte qui règne actuellement à l’Assemblée nationale est fort révélateur, et sa lecture laisse transparaître la vraie nature nuisible de politiciens de la mouvance présidentielle devenus une vraie menace pour le bonheur du congolais.
En lisant le papier de Médard, certes que vous allez vous rendre compte combien ces gens sont ridicules. Heureusement que le ridicule n’est pas congolais… Publication de Médard Muyaya
Assemblée nationale Renouvellement du bureau : l’AMP en marge de la Constitution
C’est la jungle. L’heure est grave. Le spectacle auquel on assiste depuis plus de deux mois au sein de la chambre basse du Parlement ressemble à un « théâtre de chez nous ». La haine et les passions ont remplacé la raison.
Hier jeudi 2 avril 2009, les élus du peuple se sont retrouvés en plénière en la salle des Congrès du Palais du peuple. L’ordre du jour comportait trois points, à savoir : l’adoption de l’ordre du jour, la démission des autres membres du bureau et le renouvellement du bureau. Après l’adoption de l’ordre du jour, le bureau a convié les députés à accepter la démission des autres membres du bureau comme c’est fut le cas lors de la démission de Vital Kamerhe c’est-à-dire, une démission « sans débat ni motion ».
Cette proposition a rencontré une résistance de la plénière. « Nous assistons à une situation irrégulière qui ne s’est jamais produite dans aucun pays du monde. C’est le départ du président de l’Assemblée nationale qu’on voulait obtenir. L’on ne peut pas comprendre par quelle magie d’autres membres du bureau devaient subir le même sort », a déclaré Vital Kamerhe.
STATUER SANS PASSION A cette étape, le député Clément Kanku wa Tshibuabua est monté au créneau pour faire savoir à ses compères que le terme « mandat impératif » doit être entendu comme un acte établissant un support de droit entre le mandataire et les mandants. Pourquoi cet article suscite tant de remous au sein de notre classe politique ? C’est tout simplement parce qu’il consacre le caractère indépendant de notre mandat. « Nous devons décider en âme et conscience et non sur injonction de telle ou telle autre personne », a fustigé Clément Kanku. Avant d’indiquer qu’il serait judicieux de comprendre le sens des actes que certains d’entre les députés posent, leur répercussion sur le fonctionnement de la chambre basse du Parlement et on doit statuer sans passion sur la relation de cause à effet entre ses actes posés et le caractère impératif du mandat de ceux qui les ont passés.
D’autres députés, intervenant sur la démission des membres du bureau, ont estimé que comme cela ne dépendait pas de démissionnaires, il aurait fallu qu’on vote au cas par cas. Cette proposition a, une fois de plus, suscité des remous dans la salle.
A cette occasion, Roger Lumbala, président de l’ODR prendra la parole en vue de démontrer aux députés de l’AMP que leur famille politique ne les aimait pas. Cela, pour les avoir « sacrifié », a-t-il dénoncé. A cet effet, Vital Kamerhe, président sortant de l’Assemblée nationale en a profité pour rappeler à l’ordre sa corporation politique. Il a estimé qu’il n’y avait pas de raison de faire partir tous les membres du bureau qui n’ont rien fait à cause d’un individu.
UNE COMMISSION SPECIALE Passant au point relatif au renouvellement du bureau, le député Tunda Ya Kasende du Pprd est intervenu en qualité de porte-parole de son parti. Dans son intervention, il exige la mise sur pied d’une commission spéciale devant organiser les élections de nouveaux membres du bureau. Pour lui, le président sortant ne devait pas être à la fois juge et partie. Il a été soutenu dans sa démarche par les députés Munayi, Me Mbuyu, Nkulu Mwenze, Tshibangu Kalala.
Cette motion a suscité de fortes tensions dans la salle des Congrès du Palais du peuple, d’autant que les députés AMP ne partageaient pas cette proposition. Avant de donner la parole à quelques intervenants, Vital Kamerhe a demandé à ceux qui lui en veulent de lui dire quel mal il y avait de le voir organiser les élections de nouveaux membres du bureau. Il s’est, en outre, posé la question de savoir ce qu’il a fait pour mériter ce sort. Il a voulu être rassuré si le Pprd l’avait déjà chassé du parti surtout qu’il n’est pas candidat à sa propre succession. « Comme j’ai eu à le dire à la plénière du 16 mars 2009, je ne pouvais pas laisser le pouvoir dans la rue comme ma famille politique me l’avait demandé. J’ai tenu à la légalité et j’ai démissionné devant la plénière. Je reste encore légaliste jusqu’à la remise et reprise avec le nouveau bureau. Bref, le bureau démissionnaire va organiser le renouvellement du bureau conformément aux lois de la République », a-t-il précisé.
L’OPPOSITION MENACE DE BOYCOTTER LE VOTE Devant cette interprétation erronée de la loi, Delly Sessanga Ipungu, président de la Commission PAJ, a tenu à fixer les députés que la Constitution et le Règlement intérieur ne donnent pas une possibilité à un quelconque bureau provisoire de siéger en lieu et place du bureau démissionnaire, soit-il. « Agir autrement, conduira à la dissolution de l’Assemblée nationale », a-t-il prévenu.
De son côté, François Mwamba, secrétaire général du MLC, a déclaré : « Si la plénière mettait sur pied une commission spéciale, le vote se fera sans l’opposition ». Jean-Lucien Busa a, quant à lui, interpellé les députés sur leur responsabilité à s’assumer comme élus du peuple. C’est à ce niveau que Justin Bitakwira de l’AMP a voulu savoir s’il se trouvait devant les diplômés ou alors des intellectuels.
La sagesse se trouvant dans la bouche des vieux, le député N’singa a rappelé ses collègues à l’ordre. « Qu’est-ce que vous craignez ? Quel danger y’a-t-il quant à laisser ce bureau organiser les élections. Suivons ce qui se passe dans les Etats supposés respectueux des textes. Comment comprendre que les membres du bureau démissionnaire que nous avons vénérés hier soient considérés comme des voyous aujourd’hui. Ayons le sens de l’Etat », a-t-il martelé.
C’est suite à son intervention poignante que Boris Boku Laka demandera au bureau sortant de suspendre la plénière pour des conciliabules entre groupes parlementaires. Ainsi, il a été demandé aux groupes parlementaires de se réunir autour du bureau sortant endéans quarante huit heures pour harmonisation des vues sur cette question combien importante.
KINKIEY MULUMBA ACCUSE DE DETOURNEMENT Signalons en passant que le député Hamuli est intervenu par motion pour dénoncer le détournement des fonds du Groupe Parlementaire des Indépendants (GPI) par le député Kinkiey Mulumba. L’intervenant a sollicité le concours de la plénière en vue de l’aider à récupérer cette somme importante dont les détails seront communiqués au bureau.
Suite au détournement de 1.500.000 Usd de l’Assemblée nationale, la plénière a mis sur pied une commission devant enquêter dans quarante huit heures sur la destination de cet argent. La même commission ad hoc devra auditer sur la corruption des députés. Cela, suite au silence coupable dont a souffert les députés membres de l’AMP dans la salle des Congrès du Palais du peuple chaque fois que la question relative au détournement des fonds destinés à la chambre basse du Parlement était posée.







