L’océan commence à rendre les corps. Hier soir, cinq jours après de vaines recherches, l’armée brésilienne a annoncé avoir repêché deux corps et plusieurs objets identifiés comme provenant de l’Airbus d’Air France qui avait disparu lundi dernier après avoir décollé de Rio.
Jeudi, l’armée brésilienne avait annoncé de manière erronée avoir retrouvé des débris de l’appareil, un Airbus A330. Mais hier, l’armée a pris soin de ne divulguer l’information qu’après avoir remonté les corps et identifié les objets flottants dans l’océan.
Les cadavres seraient ceux de deux hommes. Le premier corps a été repéré par un avion, et repêché à 12 h 30 GMT par une corvette.
Parmi les objets retrouvés, figurent un sac à dos en nylon avec un ordinateur portable et une mallette en cuir avec un billet d’Air France à l’intérieur. Un fauteuil a été repêché ; il est de couleur bleue, avec un numéro de série, mais le porte-parole de l’armée brésilienne a indiqué attendre la confirmation de la compagnie française pour affirmer s’il s’agit d’un siège de l’Airbus.
Il n’y a maintenant plus de doute. L’avion s’est abîmé en mer. Le mystère sur la disparition du vol AF 447 Rio-Paris commence à se lever. L’avion d’Air France, avec à bord 228 personnes, avait décollé de Rio dimanche soir dernier vers minuit heure française.
L’avion a volé pendant quatre heures environ au-dessus de l’océan, traversant une zone de fortes turbulences, avant de disparaître.
Les macabres découvertes d’hier ont eu lieu à environ 825 kilomètres de l’archipel de Fernando de Noronha, situé à 360 kilomètres de la côte brésilienne. Une flottille internationale de douze avions, un hélicoptère et trois navires, participe aux recherches. Un bateau de l’Ifremer et le sous-marin nucléaire français l’Émeraude ont été dépêchés sur zone. Des moyens acoustiques sont prêtés par les États-Unis.
Le temps presse. L’espoir de découvrir des survivants s’est hélas éteint. Celui de retrouver les boîtes noires de l’avion s’amenuise aussi. Mais la collecte de débris doit permettre de comprendre les causes du crash.
Cet accident est le plus important jamais subi par Air France. Infiniment douloureux pour les familles. Neuf personnes de la région ont disparu au cours de ce vol. À Toulouse, Saint-Jean, Castelnau-Montratier, Saint-Aignan, leurs proches les pleurent.







