Certaines sources proches de la majorité présidentielle ainsi que celle de l’opposition justifient cette motivation par le fait que le Gabon ait respecté la Constitution en permettant à madame Rose Francine Rogombé alors président du sénat d’accéder à la Magistrature Suprême comme le stipule l’article 13 de cette même constitution contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays. Par ce fait, le Gabon devient un modèle de démocratie et mérite des élections transparentes, soulignent la classe politique dans l’ensemble ainsi que les populations.
Bien que la constitution prévoit 45 jours au plus tard l’organisation du scrutin il n’en demeure pas moins que ce temps soit relativement court pour organiser une élection transparente au regard du fichier électoral peu fiable selon l’opposition et dont il importe la mise à plat au risque de retomber sur les polémiques du passé ayant opposées l’opposition aux partis de la majorité. En effet, lors de l’élection présidentielle de 1993 remporté par le Président Omar Bongo du Parti Démocratique Gabonais (PDG) monsieur Mba Abessole actuel membre du gouvernement pour le compte du Rassemblement Démocratique Pour le Gabon – RDPG (Majorité présidentielle) alors Président du Rassemblement National des Boucherons (RNB) avait revendiqué la victoire. Ce fut le cas de Pierre Mamboundou de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) en 1998 et en 2005.
Le 17 juin dernier, le président du l’Union du Peuple Gabonais Pierre Mamboundou et celui du Rassemblement Pour le Gabon ont souhaité que le scrutin soit repoussé a plus tard pour les mêmes raisons relatives à la révision du fichier électoral.
Le peuple qui ne souhaite plus revivre les querelles des politiques au sortir du prochain scrutin pense que les principaux camps (Majorité – Opposition) voir la société civile qui pourrait également avoir des candidats s’accordent sur l’organisation d’un vote biométrique d’où la nécessité de repousser les 45 jours à 3 mois afin de permettre une bonne préparation à tous, mais également à l’Assemblée Nationale qui pourrait voter une loi en matière d’informatique sans laquelle le vote biométrique ne pourrait avoir lieu.
Ludovic Aubin NONO Copyright © Gabon Actualités







