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La Russie et les Brics bloquent le Conseil de Sécurité

Déjà 6 000 morts en Syrie

Possible voie de sortie en vue

mercredi 1er février 2012, par Jean Paul BWANA , pasteur évangéliste

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Voir en ligne : Crise syrienne

Depuis le début de la révolution syrienne, les statistiques de personnes ayant trouvé la mort à la suite des forces de sécurisées inféodées au président Assad font état de quelques 6 000 morts. Essentiellement des jeunes à fleur d’âge, fer de lance de cette révolution, la population syrienne qui ne veut plus du tout du long règne du président Asad, aura payé le lourd tribu pour l’affranchissement de ce pays du joug dictatorial.

Et selon une déclaration faite ce mercredi par Alain Juppé, ministre français des affaires étrangères, qui vient de séjourner à New York au Conseil de Sécurité des Nations Unies, le nombre de morts a atteint le seuil des 6000 morts, froidement assassinés par l’armée syrienne.

Si à la différence de la Libye, les Nations Unies se retrouvent toujours bloquées dans leur initiative d’une solution internationale de sortie de crise syrienne, notamment à cause de la position peu recommandable de la Russie, de l’Afrique du Sud et de la puissante Chine qui menacent à chaque fois d’imposer leur veto. Il faut ici noter que la gravité de cette crise commence à donner de signes d’ouverture d’esprit de la part de la Russie dont les membres de la délégation au Conseil de Sécurité commencent à faire montre d’un petit assouplissement. De plus en plus le ton dur et non conciliant cède quelque peu la place à un dialogue constructif.
La Russie qui agit toujours de concert avec ce qu’il faut désormais appeler les Brics, et qui comprennent la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud, fait montre d’un peu plus de retenues dans sa position vis à vis de la crise syrienne. Et le reste des pays lui ont emboîté les pas en donnant la nette impression de vouloir désormais tenir compte de la souffrance du peuple syrien, et le nombre impressionnant des morts déjà enregistrés à ce jour. Et selon les observateurs dépêchés sur place dans les zones de conflits, il ne se passe pas un seul jour et sans que les forces syriennes lancent des attaques contre la population syrienne.

Ce débat au Conseil de Sécurité des Nations Unies tourne au tour d’un projet de résolution initiée par la Ligue Arabe qui avait dépêché sur place une équipe d’observateurs pour évaluer le niveau de la gravité de la crise syrienne. Et en dépit de leur présence, les forces syriennes ne se sont jamais réservées et ont continué à agir comme par le passé, en réprimant toute contestation du régime dans le sang. Et selon les statistiques fournies par l’UNICEF, le bilan de la répression est lourd :
- 384 enfants massacrés par le régime,
- 15.000 prisonniers,
- 15.000 réfugiés éparpillés essentiellement dans les pays voisins.

Le chef de la diplomatie française reste cependant persuadé que ce changement de ton de la Russie et des Brics, qui semblent vouloir prendre un peu de distance du régime de Bachar al-Assad, laisse une possibilité de l’adoption dans les prochains jours d’une résolution pouvant conduire à la destitution de Assad, et du transfert de son pouvoir à son vice président.

Pour avoir trop attendu, la communauté internationale se retrouve avec le sang des plus des 6000 morts sur sa conscience. Tous ces régimes dictatoriaux sont toujours armés et équipés par ces mêmes grandes puissances qui les font et les défont, en suivant leurs propres intérêts. Rare de fois que l’on se préoccupe de la vie de paisibles citoyens, souvent d’ailleurs désarmés.

Il est grand temps que la Russie et les Brics se soucient du sang humain qui a déjà coulé et qui continue à crier vengeance. A défaut d’être traitées des nations barbares, ces pays ont intérêts à mettre fin au soutien qu’ils apportent au régime sanguinaire syrien. Et dommage pour l’Afrique du Sud qui a eu à souffrir elle même du régime de l’apartheid, mais dont l’actuel président semble accorde peu d’intérêt à la consolidation de la démocratie à travers le monde.

P.-S.

Pasteur Evangéliste Jean Paul BWANA


2 Messages de forum

  • Déjà 6 000 morts en Syrie 2 février 08:03, par fareska

    M. Juppé "a voulu mettre la crise en Syrie à l’agenda de la présidentielle française pour servir les intérêts de Sarkozy"
    On serait d’ores déjà en droit d’accuser le chef de la diplomatie française de courtiser le riche émirat du Qatar, principal acteur arabe sur le dossier syrien, en vue de financer la campagne du président français.
    M. Juppé "tente d’attirer le gaz qatari vers le ’gazoduc sarkozien’ après la percée de son rival socialiste". vous comprenez dans ce casque nos dirigeants s’ en foutent royalement du peuple Syrien. Qu’on laisse ce peuple choisir son destin lui même sans agression ni ingerance puisque il est prévu des élections dans les 4 mois à venir.

    Répondre à ce message

  • Syrie 2 février 08:12, par fareska

    J’ai voulu vous faire partager ce témoignage d’un manifestant Syrien

    Yasser Khodr – Homs / Spécial : Arabi Press / 27.12.2011

    Sami A. ne cache pas son appartenance à une génération qui a rêvé de la révolution avant qu’elle ne commence ; sa passion pour l’internet a attiré l’attention de ses pairs à la faculté de l’information, à Damas, dont il est diplômé, et très vite un de ses professeurs éminents l’a contacté pour lui proposer de le présenter à des associations étrangères, qui ont leurs représentants en Syrie, qui peuvent lui donner un coup de main pour démarrer un projet médiatique et culturel sur internet.

    Cette opportunité présentée par son professeur a fait plaisir à Sami, et effectivement, le professeur a présenté son disciple à une association caritative, en Syrie, qui organise pour les candidats sélectionnés, des sessions de formation pour l’activité médiatique sur internet.

    La session de formation a duré deux semaines, assurée par des professeurs étrangers, entrés légalement en Syrie, et Sami se souvient encore des noms de ceux qui ont participé à sa formation.

    Après un certain temps, l’un des formateurs a contacté Sami par courriel et l’a informé que, étant donné ses amples connaissances en informatique et en médiatique, et sa maîtrise de la langue anglaise, il est intervenu en sa faveur auprès d’une institution américaine, et a pu lui procurer une bourse qui va lui permettre de voyager aux USA pour participer à une session de formation – « échange » – sur la presse démocratique dans un institut américain distingué.

    Le formateur a demandé à Sami de se présenter à l’ambassade américaine, à Damas, pour avoir le visa, et il a ajouté : « Considère la chose comme une question d’emploi, et informe toutes tes connaissances que tu vas voyager aux USA à la recherche de travail. »

    Sami a passé deux mois à Washington, au cours desquels il a suivi des sessions comprenant : « la promotion des idées, le rejet de la violence, la mobilisation et le ralliement, comment construire une opinion publique autour de ses idées ? Etude des expériences révolutionnaires pacifiques en Ukraine et en Géorgie, construire des relations personnelles avec des milliers de blogueurs à travers le web, la façon de publier et de diffuser les idées à travers un blog, comment recruter les autres aux idées de la démocratie par blog, etc, etc ».

    Sami est retourné en Syrie, après avoir été informé par ses formateurs que des milieux médiatiques sont intéressés par le fait de travailler avec lui à la « tâche », et que de nombreuses associations humanitaires sont, elles aussi, intéressées par une coopération avec lui en vue de »répandre la démocratie » dans son pays.

    Il a demandé quels sont les conditions de cette coopération, on lui a répondu que celle-ci était « inconditionnelle ».

    Sami a accepté et ces associations ont commencé à lui présenter beaucoup de services, dont des programmes particuliers de construction de sites et de forums, des programmes de décodages, des programmes de protection et de dépassement de la surveillance, et même des salaires mensuels sous le titre d’aides au blog qu’il a créé, etc.

    C’était en 2010, et lorsque la « révolution » syrienne a éclaté, l’année suivante, Sami a été l’un des premiers a avoir participé à l’incitation et à l’invitation à l’adhésion à la révolution, et comment faire autrement, lui qui a rêvé de la liberté et de la démocratie et qui y a œuvré avec sérieux et sincérité.

    Depuis des mois, jusqu’à ce jour, Sami a insisté pour dire qu’il ne va pas cesser de s’impliquer dans la révolution jusqu’à gagner ou mourir …

    Que s’est-il donc passé, aujourd’hui pour que Sami annonce, de bouche pleine, qu’il ne croit plus à la « révolution » et à « ses révolutionnaires » ?

    Sami a déclaré : « Aujourd’hui, la révolution a égorgé mon ami Ahmed Sadek Cheikh Yassine, à Hama, et les hommes de la révolution ont démoli des maisons à Bab Amr pour suggérer aux observateurs arabes que c’est l’armée qui avait démoli ces maisons .. ».

    Sami continue à exposer son chagrin, en disant :

    « Je ne suis pas idiot, et je savais que les Américains ont leur agenda propre, sinon ils ne m’auraient pas aidé, techniquement et matériellement, mais j’étais déterminé à m’en tenir à la prière connue « mon Dieu, frappe les oppresseurs par des oppresseurs », mais ce qui est arrivé aujourd’hui, m’a secoué pour me réveiller … ».

    Nous avons commencé par une révolution dont le caractère spécifique faisait notre orgueil et constituait l’essence de notre mouvement de protestation, mais ce que nous avons, aujourd’hui, n’a rien à voir avec la révolution… Les révolutionnaires sont devenus des groupes de bandits qui ont surpassé le régime par les crimes qu’ils commettent.

    Le régime est répressif et dictatorial, et cela ne peut être excusé par le fait que les révolutionnaires exercent une criminalité encore plus violente, une oppression plus puissante, et une dictature plus odieuse que celle du régime.

    Le régime doit tomber pour que la Syrie puisse bénéficier d’un état civil, démocratique, dans lequel les urnes et les élections constituent l’arbitre entre les groupements et les catégories ethniques, sectaires et religieuses.., mais cette révolution ne va pas mener à ces objectifs, cette révolution nous a transformé en bouchers, en criminels sanguinaires et en bandits.

    Sami ajoute amèrement :

    Le régime laid réprimait la liberté d’expression, emprisonnait ceux qui osent exprimer leur opinion politique, mais notre « glorieuse » révolution n’emprisonne pas ses opposants, elle les tue par des façons et des techniques brutales et odieuses.

    Q. Comment as-tu changé, Sami, et pourquoi ?

    R. Comme tu le sais, je suis un habitant de Bab Amr, j’ai été surpris aujourd’hui et secoué par deux faits qui m’ont rempli de déception, et j’ai senti que e participais au lancement d’un monstre ; alors que je voulais planter un arbre fruitier qui ferait plaisir à la Syrie entière, je me suis trouvé, aujourd’hui, partie prenante dans la création d’un être difforme, une créature sanguinaire, sans morale et sans valeurs, qui tue, égorge, enlève et échange les kidnappés pour de l’argent, pour les remettre à leurs familles, une fois la rançon payée, sous formes de cadavres. Une créature monstre qui a tué, aujourd’hui, mon ami à Hama, et a démoli des maisons dans notre quartier, uniquement pour réaliser les conditions nécessaires à un mensonge – sans que cela signifie d’ailleursque le régime peut être acquitté.

    Qu’est-il arrivé ? Nous reposons la question à Sami qui répond :

    « Commençons par Hama, mon ami Ahmed Sadeq Cheikh Yassine est un jeune de mon âge, qui a participé comme la plupart des jeunes de Hama dans les potentialités de la révolution, particulièrement, dans les protestations de l’Oronte (le fleuve arrosant la ville, en arabe »Al Assi », NDlR) ; or à cause de la mauvaise situation matérielle à laquelle est arrivé son père, à cause des évènements, ce dernier s’est refusé à participer à la grève – grève de l’honneur – qui a duré deux semaines, à Hama comme à Homs, et dans le reste des zones rebelles, eh bien cette nuit, j’ai appris par des amis communs à Ahmed Cheikh Yassine, que ce dernier a été tué, égorgé, dans la pharmacie de son père !! »

    Et Sami a poursuivi son récit, après un épisode de pleurs qui a interrompu notre discussion :

    « Au cours de l’opération de cette nuit, à la pharmacie « Maha » qui appartient à son père, au quartier Abi Al Fida, à la ville de Hama, des personnes masquées ont pénétré dans la pharmacie et ont demandé à Ahmed de la fermer ; étonné par la façon dont ses supposés camarades de la révolution l’ont menacé, il a refusé et les a mis au courant de qui il est, et il a débattu avec eux du fait que les principes éthiques doivent devancer l’objectif révolutionnaire… Ahmed a discuté avec les personnes armées, qui lui ont lancé des menaces franches, et il les a défiés en disant qu’il allait ouvrir le lendemain et qu’il ne participerait pas à la grève, non pas par envie de casser la grève, mais parce qu’il est convaincu que les pharmacies ne doivent pas participer à la grève.

    Effectivement, Ahmed a ouvert la pharmacie de son père, aujourd’hui, et a exercé son travail normalement, et dans l’après-midi, des clients sont entrés dans la pharmacie et l’ont trouvé égorgé, d’une carotide à l’autre, et ce qui est étrange c’est que ses voisins, qui habitent l’immeuble de la pharmacie, ont entendu des cris sans oser s’opposer aux tueurs, parce que ce sont des gens révolutionnaires connus pour leur cruauté, et ils ont pu asseoir ces derniers temps une renommée certaine caractérisée par la cruauté et la promptitude à punir tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. Ils ont incendié des magasins, démoli les établissements des commerçants qui n’ont pas participé à leur grève, et voilà aujourd’hui qu’ils ont égorgé Ahmed Cheikh Yassine au nom de la révolution. »

    Sami, continue le récit de ses déceptions par la révolution, après avoir essuyé ses larmes, en parlant cette fois de sa ville, Homs :

    « Je suis l’un des premiers participants à l’organisation des manifestations, et je ne suis pas membre des « Katibas » d’Al Farouk, qui contrôlent aujourd’hui Homs, y a-t-il quelqu’un de sain d’esprit qui peut me dire comment est-ce que je peux sauver ma peau de ces Kataibs, si Ahmed Cheikh Yassine n’a pas pu sauver sa peau ?

    Ce sont des extrémistes et moi je suis musulman, je crois en Dieu, je fais mes prières et je respecte mes devoirs religieux, Dieu soit loué, mais je ne fais pas partie de courants religieux, moi je vénère la liberté d’expression, et eux, semble-t-il, depuis leur contrôle sur les quartiers de Homs, ils ne méprisent pas le régime autant qu’ils méprisent ceux qui s’opposent à eux et défient leur autorité. Est-ce que la victoire sur une autorité dictatoriale voudra dire que c’est le début d’une autre autorité dictatoriale qui juge les gens et les égorge à l’instant même au nom de Dieu et de la religion ?

    Si le régime du Baath nous a gouverné pendant 40 ans au nom du nationalisme, pour combien de siècles ces extrémistes vont-ils nous gouverner au nom d’Allah ?

    Est-ce que des religieux comme moi sont en dehors du compte islamique ?

    Est-ce uniquement les membres de ces partis islamistes qui sont les biens-aimés de Dieu et de ses disciples ? Qui va les empêcher de m’égorger demain ?? »

    Et au sujet de ce qui est arrivé à Homs, aujourd’hui (26 décembre), Sami dit :

    « Cette fois ces révolutionnaires ont fait sauter des maisons de la banlieue de Bab Amr, la veille de l’arrivée des observateurs de la ligue des pays arabes. Et qui sait, ils auront peut-être besoin de cadavres, demain, et il se peut qu’ils me tuent, en m’égorgeant, pour assurer le décor nécessaire à la visite des observateurs ! »

    Sami poursuit sa description des faits, qui l’ont mis hors de lui, en disant :

    « Le bilan quotidien des victimes, dont les cadavres ont été déposés à la chambre froide de la morgue de l’hôpital national, est remonté à 11 morts aujourd’hui, et c’est le résultat des opérations d’enlèvements réciproques : en une journée, deux d’entre eux ont été exposés à des tortures et des mutilations extrêmes, avant leur décès. Et je peux vous certifier que les familles des deux personnes assassinées ont versé une rançon en contrepartie de leur libération, mais après le versement des sommes d’argent à des intermédiaires, les dépouilles de leurs fils furent jetées aux ordures ! »

    Et Sami poursuit :

    « Le régime est criminel, et c’est naturel qu’il commette des crimes, mais faut-il admettre que la révolution s’est mise à échanger l’enlèvement et l’assassinat confessionnel avec les partenaires dans le pays ?

    Sommes-nous plus sanguinaires que le régime ??

    Quel est le péché commis par ceux qui sont assassinés aujourd’hui après leur enlèvement ?

    Ceux qui ne sont pas tués par celui qui est supposé être le tueur, sont tués par ceux dont nous croyons qu’ils sont venus pour sauver la Syrie… »

    Et Sami ajoute encore avec regrets :

    Nous croyons que la révolution exige son extension, et que son influence soit étendue aux quartiers « Nouzha », « Akrima » et autres, mais au lieu des manifestations pacifiques, voilà, aujourd’hui, des centaines de personnes armées, qui appartiennent aux groupes extrémistes, qui se mettent à se déployer dans les quartiers « Al Inchaates » « Al Maydane », et près du centre culturel, Annazihine, Al Bayada, Deir Balba.

    Comment allons-nous garantir les potentialités d’une révolution pacifique qui attire à elle toutes les catégories du peuple syrien, si certains d’entre nous considèrent les autres comme des ennemis qui ne méritent que la mort ! »

    Les propos de Sami ne vont pas plaire à beaucoup à Homs, ce jeune rêveur d’une révolution pacifique ne va jamais s’accoutumer à ce qui se passe, au quotidien, dans la ville de Khalid Ibn Al Walid.

    Aujourd’hui, et après le déploiement de miliciens dans les quartiers soustraits à l’autorité de l’Etat, ces derniers ont empêché les citoyens de traverser un barrage qu’ils ont dressé devant le centre culturel arabe, ne les laissant passer qu’après vérification de leurs identités, et ils ont enlevé Mme Hakimat Ayoub, adjointe du directeur de l’hôtel Assafir, à Homs, après l’exécution de son chauffeur particulier Ramez Khaddor d’une balle dans la tête, au vu des citoyens.

    Les informations rapportées par Sami au sujet de Bab Amr, sont confirmées par des citoyens contactés par Arabi Press, qui ont révélé que le quartier s’est transformé en une banlieue de fantômes, après avoir été quittée par la majorité écrasante de ses habitants, et les sources ont ajouté que les « miliciens de la Katibat Al Farouk, sous supervision de combattants hors zones ayant une haute expertise dans le génie militaire, ont miné certaines maisons vides et les ont explosé pour accuser l’armée, à la veille de l’arrivée des observateurs de la ligue arabe ».

    La source a ajouté que les « miliciens des kataeb al farouk (des wahhabites en majorité), ont attaqué des barrages de l’armée, sur l’entrée de Bab Amr et ont tué des militaires, et un officier, et ont séquestré leurs cadavres, en empêchant les ambulances de les évacuer ». Quand vous questionnez les gens ici à Homs sur la raison de l’intensification des opérations d’enlèvements, ils vous répondent que les miliciens ont commencé pour échanger les personnes enlevées contre des personnes détenues par l’autorité, mais quand l’autorité n’a pas répondu à ces opérations, les kidnappeurs ont tiré un autre profit de leurs opérations : ils échangeaient les personnes enlevées contre de l’argent, et la question est devenue une sorte de business ayant ses conditions, ses prix et ses intermédiaires.

    Les deux parties, l’autorité et l’opposition, s’étaient accordées sur le rôle des « Chioukhs » – notables religieux, qui prêchent les gens, les vendredis, sur l’amour de la révolution, et partagent avec les officiers de la sécurité les vœux de paix et de stabilité, pour les autres jours de la semaine.

    L’argent et les résultats de Azrael (ange de la mort) ont le même canal… C’est le canal des Machaekhs de Homs et leurs dignitaires exclusifs, dont les noms sont devenus célèbres, telle des stars artistiques.

    C’est par l’intermédiaire de ces hommes religieux et de ces notabilités que sont introduits le gaz et gasoil, ainsi que les camions d’approvisionnement et d’alimentation contrôlés par les terroristes, et à travers eux encore que sortent les personnes enlevées, vivantes ou mortes, et à travers eux toujours que sont reçues les sommes d’argent. Et c’est probablement sous leur autorité que se fait le partage de l’argent.

    Traduit en français, pour InfoSyrie, à partir d’un article en arabe dont voici le lien :

    http://www.arabi-press.com/?page=ar...

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