Moscou et Berlin : relancer le quartette le plus vite possible.
Berlin et Moscou favorables à une relance rapide du processus de paix au Proche Orient. Le ministre allemand des affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier en visite dans la capitale russe et son homologue Serguei Lavrov se sont en outre dits « inquiets » de l’évolution du conflit interpalestinien. Frank-Walter Steinmeier :
« Je constate que nous sommes tous les deux d’avis qu’il s’agira, dès le début de l’année qui s’annonce, de travailler d’arrache pied à ce que le quartette se réunisse au plus vite, dès le mois de janvier si possible. »
Font partie de ce quartette sur le Proche Orient la Russie, les États-Unis, les Nations Unies et l’Union Européenne.
Des entretiens étaient également prévus entre Monsieur Steinmeier et président Vladimir Poutine. Le chef de la diplomatie allemande n’a pas dit si la question des droits de l’homme a été évoquée. (Un aspect pourtant primordial pour Peter Franck, d’Amnesty International :
« Nous espérons surtout qu’il dira clairement qu’un partenariat avec la Russie ne sera possible que sur la base d’une échelle de valeurs commune sur les droits humains. »)
Avant sa rencontre avec son homologue russe, Monsieur Steinmeier avait demandé l’élucidation rapide des assassinats dont ont été victimes la journaliste Anna Politkovskaja et l’ancien agent des services secrets, Alexandre Litvinenko.
Mort du président turkménistanais .
Après 21 années de dictature, Saparmourat Niazov vient de s’éteindre à l’âge de 66 ans. Répression des opposants, culte de la personnalité, le président turkmène mettait tout en œuvre pour embrigader son peuple à l’ancienne méthode soviétique. Son régime avait réussi à surmonter la vague d’indépendance en Asie centrale au début des années 90. Son vice-premier ministre prend les rênes du gouvernement intérimaire en attendant la nouvelle élection présidentielle qui doit avoir lieu avant deux mois. Quelles sont les conséquences de cette disparition pour le Turkménistan, c’est la question qu’a posée Emmanuel Lagain à Vincent Fourniau. Il est historien spécialisé dans l’Asie centrale.
En Irak, poursuite ce jeudi de la visite du nouveau secrétaire américain à la Défense, Robert Gates qui s’est entretenu avec le président irakien Jalal Talabani et a rencontré des soldats sur une base américaine au nord de Bagdad. Des soldats qui lui ont réclamé des renforts alors que les responsables militaires rencontrés hier s’étaient prononcés contre l’envoi de renforts. On sait que le président George Bush réfléchit à un renforcement des effectifs en Irak.
À Bagdad, au moins 13 aspirants policiers ont été tués et une quinzaine de personnes blessées ce matin lors d’un attentat suicide dans un centre de recrutement de la police. Par ailleurs, 3 militaires américains ont été tués ces derniers jours dans le pays selon un communiqué de l’armée publié aujourd’hui.
Projet de résolution de l’ONU sur le nucléaire iranien. La Grande-Bretagne s’attend à un vote demain vendredi au Conseil de sécurité. Attente fondée sur le fait que les Européens ont supprimé du texte une interdiction de voyages à laquelle s’opposait la Russie. (Cette dernière a toutefois indiqué que deux ou trois clauses, qu’elle voulait voir modifiées, le seront sous peu.) La troisième mouture de résolution a été élaborée par la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne. Pour l’essentiel, le texte interdit les importations et les exportations de matériaux et de technologie liés à l’enrichissement d’uranium, au retraitement et aux réacteurs à eau lourde, ainsi que les systèmes de missiles balistiques. (Faisant une autre concession à la Russie, le texte ne comporte plus aucune mention d’un réacteur à eau légère que Moscou construit à Bouchehr dans le sud de l’Iran.)
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a de son côté une nouvelle fois assuré ce jeudi que rien n’arrêterait l’Iran dans son programme nucléaire.
Les résultats définitifs des élections municipales à Téhéran ont confirmé ce jeudi la défaite des alliés ultraconservateurs du président Mahmoud Ahmadinejad, face aux conservateurs modérés et aux réformateurs. Les ultraconservateurs également subi un échec aux élections de l’Assemblée des experts organisées en même temps que les municipales.
Dossier nucléaire nord-coréen : aucun progrès en vue lors la nouvelle session de discussions à 6 visant à persuader Pyongyang d’abandonner son arsenal, qui doit normalement s’achever demain à Pékin. Selon plusieurs sources diplomatiques concordantes, les Coréens du Nord insistent toujours en préalable sur la levée des sanctions financières américaines. Le problème avait été discuté en tête-à-tête par les Etats-Unis et la Corée du Nord jusqu’à hier – sans résultat. Ces négociations directes pourraient reprendre à New York en janvier. Autant dire, pour citer un diplomate sud-coréen, qu’on « est encore loin de commencer à discuter du démantèlement des armes nucléaires de la Corée du Nord ».
Crise politique toujours non résolue en République tchèque : à Prague, le président Vaclav Klaus a rejeté aujourd’hui la liste du second gouvernement de centre-droit présenté par le premier ministre Mirek Topolanek après plusieurs semaines de négociations. La coalition tripartite présentée par le chef de la droite libérale réunissait son Parti démocratique civique, les chrétiens-démocrates et les Verts.
Accord sur les quotas de pêche pour 2007 au sein de l’Union européenne la nuit dernière au terme de plusieurs heures de marchandage. Les nouveaux quotas doivent surtout permettre de reconstituer des espèces comme la morue, dont la population a fortement diminué dans les mers du pourtour européen.
Cinq ans après l’introduction de l’Euro, plus de moitié des Allemands (58 %) aimeraient voir un retour au Deutschmark. Ce sondage publié par l’hebdomadaire Stern fait suite à une autre étude réalisée en novembre, révélant que les trois quarts des Allemands avaient encore recours à leur ancienne monnaie nationale pour effectuer les conversions de prix dans la vie de tous les jours. L’arrivée de la monnaie commune européenne en 2002 avait été mal accueillie par les Allemand, très attachés à un Deutschmark symbole de puissance économique.







