Le guitariste malien est mort mardi des suites d’un cancer. Ses succès internationaux lui ont valu deux Grammy Awards. Le guitariste qui parlait de l’amour, la paix, la terre, des génies, du fleuve et du Mali dans ses chansons, est mort mardi matin à Bamako, des suites d’un cancer. Ali Farka Touré était un enfant du fleuve, né en 1939 dans le village de Kanau situé au bord du Niger dans le nord-est du Mali. Des dix garçons mis au monde par sa mère, il fut le seul à survivre. « J’ai perdu neuf frères du même père et de la même mère. Le nom que je porte est Ali Ibrahim. Mais il est une tradition en Afrique de donner un surnom étrange à votre unique enfant si vous avez perdu tous les autres. » (citations extraites du site très complet mali-music.com ) Ce nom fut « Farka » qui signifie « âne », animal admiré en raison de sa force et de sa ténacité. Après la mort du père dans l’armée française, la famille s’installe plus au sud, à Niafunké, une ville de plus de 20.000 habitants, où Touré vivait encore avec sa femme et ses 11 enfants. Et où il sera inhumé mercredi.
Dès son enfance, Ali se passionne pour les instruments traditionnels : le gurkel, petite guitare à une corde, le njarka, violon à une corde, la flûte peul ou le ngoni, à quatre cordes. Il commence à accompagner des groupes et des chanteurs. En 1956, il vit une révélation au spectacle du guitariste Guinéen Fodeba Keita. « C’est en le voyant jouer que j’ai juré de devenir guitariste. Je ne sais pas quelle guitare il jouait, mais je l’ai beaucoup appréciée. J’ai senti que je pouvais faire comme lui et que je pouvais le prouver. »
A la fin des années 50, il suit l’écrivain Amadou Hampaté Bâ à travers le pays avec un magnétophone pour recueillir des sources musicales. Devenu musicien professionnel au début des années 60, il fait son premier voyage hors d’Afrique en 1968 à Sofia en Bulgarie. C’est là qu’il achète sa première guitare. Il intègre ensuite l’orchestre de Radio Mali, station à laquelle il rendra hommage dans un album éponyme.
Parti dans une carrière solo, il sort son premier disque en 1976, « Farka », enregistré dans les studios de Radio Mali. Ali Farka Touré entame sa première tournée européenne en 1987, il se rend aux Etats-Unis et au Japon. Le succès international lui vaut d’enregistrer avec le petit label britannique World Circuit, avec lequel il enchaîne cinq disques. En 1991, il partage un duo avec le bluesman américain Taj Mahal sur l’album « The Source ». Mais son plus gros succès sera « Talking Timbuktu », un album teinté de blues, réalisé en duo avec le guitariste américain Ry Cooder. Il lui vaudra de devenir le premier Africain à recevoir, en 1995, un Grammy Award. Il en obtiendra un second en février 2006 pour son dernier album, « In the heart of the moon », enregistré avec le joueur de kora Toumani Diabaté. En dépit de cette réussite internationale, Ali préfèrait passer plus de temps au Mali, où il avait gérait une grande exploitation agricole au bord du fleuve.
par F. Rl. LIBERATION.FR : mardi 07 mars 2006 - 17:25
© Copyright Liberation
Voir les derniers articles du Journal Chrétien sur Google Actualités
Diffusez vos pubs chrétiennes ici :
samedi – 01:03
Sept candidatures à la présidentielle malienne
mardi – 10:41
MALI : Une population de grands voyageurs face aux nouvelles réalités de l’immigration
mardi – 07:47
Politique européenne de l’immigration, Les expulsés du Mali préparent la contre-offensive
mercredi – 04:04
La dernière note d’Ali Farka Touré
lundi – 05:59
Bamako a tenu toutes ses promesses
17 mars – 17:39
Nigeria : Goodluck Jonathan a dissous le gouvernement
16 mars – 15:47
Nigeria : Arrêtez les massacres !
10 mars – 16:35
Tchad : Le Premier ministre Emmanuel Nadingar forme son équipe
10 mars – 16:09
Gérard Longuet : Louis Schweitzer est "un vieux protestant"
9 mars – 00:28
Flambée de violences entre chrétiens et musulmans au Nigeria
25 février – 14:47
Un pasteur évangélique candidat à la présidentielle du Burkina Faso
25 février – 13:59
Chrétiens évangéliques : l’interview du pasteur Patrice Tiendrébéogo
24 février – 15:50
Des Chrétiennes mariées de force en Egypte
Découvrez plus de musique comme celle-ci sur CHRETIENS EN RESEAU
PUBLIEZ VOS PUBS CHRETIENNES ICI :
samedi – 08:17 yaelle
Bonjour je viens de lire plusieurs de vos messages apel d’alerte je trouve ca (...)
mercredi – 05:33 Titus
La vocation pastorale est bibliquement incompatible avec la politique : 2 Timothée 2:4 "Il (...)
lundi – 03:09 jean
Je vis en egypte, est je connais bien l’histoire se sont généralement des filles coptes (...)
dimanche – 14:34 Jean Paul BWANA , pasteur évangéliste
Il est de notoriété publique que la notion du mariage implique ipso facto le consentement des (...)
dimanche – 14:14 Jean Paul BWANA , pasteur évangéliste
Quasi tous les prophètes sont d’avis que davantage les chrétiens vont se prononcer de (...)
Visiteurs connectés : 84
Beaucoup de chrétiens sont animés du désir d’entretenir des relations fraternelles, enrichissantes et fructueuses malgré la barrière constituée, quelquefois, par la multiplicité des dénominations. Le Journal Chrétien est une réponse à ce besoin légitime du peuple de Dieu, grâce à son service Chrétiens en Réseau et son portail Missionchretienne.net, première platte-forme de création de blogs chrétiens. Vous pouvez accéder à l'actualité chrétienne de ce site depuis les URL www.actualitechretienne.com et www.actualite-chretienne.comVisiteurs connectés : 84