6. Sainteté et jalousie de Dieu
1. LE DON DU DECALOGUE
Les théologiens s’accordent à dire que la théophanie du Sinaï est la source d’un vaste code religieux juridique et social. Ce code est relaté pratiquement d’Exode 19 à Nombre 10 : 10. Selon les historiens biblistes, le peuple des enfants d’Israël serait resté 01 mois dans le désert de Sinaï. Durant ce long séjour Dieu a voulu consolider l’alliance qu’il a faite avec lui. Il fallait un garde-fou capable d’aider Israël à rester fidèle au contenu juridique de l’alliance.
Autant il est difficile de dire qui est l’auteur exact du décalogue, autant il l’est de trouver un auteur spécifique pour le vaste code qui a résulté de la révélation du Sinaï. Cependant on peut découvrir assez aisément à travers ce code des fragments provenant de traditions diverses. Chacune de ces traditions montre qu’elle est au courant de l’alliance de Dieu avec son peuple car c’est cette occasion que Dieu a établi une relation d’appartenance éternelle entre Israël et lui avec des règles qui la garantissent.
L’alliance appelée berit (du verbe barah = manger, choisir, sélectionner), unit généralement deux êtres égaux, deux peuples, ou deux êtres inégaux, l’un étant supérieur à l’autre. Dans ce dernier cas, c’est le supérieur qui propose la conclusion de l’alliance. Dans le cadre de la théophanie du Sinaï, l’alliance conclue à cette occasion doit être, comme le dit E. Jacob ;
* un don que Dieu fait à son peuple
* une alliance qui permet à Dieu d’entrer en relation et de créer un lien de communion avec Israël
* une alliance qui crée des obligations qui se concrétisent sous forme de loi.
On comprend donc pourquoi certains peuvent dire que le décalogue est une suite logique de l’alliance conclue entre Dieu et son peuple. Le décalogue est aussi un élément très important de la révélation du Sinaï.
Le peuple est tenu à l’obéissance s’il veut continuer à bénéficier des bienfaits que prévoient les dispositions particulières de l’alliance. Ainsi donc, la loi, l’alliance et l’élection sont intimement liées.

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