Ce projet a été réalisé à la demande d’une organisation non gouvernementale (ONG) congolaise, le Centre de Développement intégral (CDI) de Bwamanda, qui vise en premier lieu à assurer une alimentation qualitative et quantitative à tous les habitants du nord-ouest de la province de l’Equateur (nord-ouest de la RDC). Les membres de CDI Bwamanda ont constaté que les prix élevés des carburants obéraient le développement de l’économie locale. L’huile de palme, abondante en République démocratique du Congo, leur a paru comme étant une bonne alternative, après transformation.
L’ONG congolaise s’est donc adressée à la Karel de Grote-Hogeschool pour obtenir son assistance technique. Une équipe de l’école, composée de professeurs, de chercheurs et d’étudiants, a mis au point un procédé permettant de transformer l’huile de palme brute en carburant utilisable. La réussite de tests en laboratoire a ensuite conduit à la construction d’une installation de production de la dimension d’une pièce.
L’huile de palme proviendra d’anciennes plantations datant de l’époque coloniale. Le bio-diesel produit à Bwamanda permettra de faire fonctionner les véhicules et les machines agricoles des paysans locaux. L’installation devrait être acheminée en mai vers Bwamanda et un collaborateur de l’école se rendra sur place pour apprendre à la population à s’en servir. En cas de succès, la production pourrait être accrue, ont expliqué les responsables de la Karel de Grote-Hogeschool.
Regroupant 20.000 petits producteurs de café dans le nord-ouest de l’Equateur, une région enclavée, mangée par la forêt tropicale et ravagée par des années de guerre (1996-2003), la coopérative de Bwamanda est aujourd’hui le seul gros exportateur de café du Congo. Elle a été fondée en 1969 et fonctionne avec le soutien de l’Union européenne et la coopération belge. Elle vend notamment son café au label Max Havelaar.

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