Cet écart s’élève à 15% en 2005 pour les travailleurs à temps plein actifs dans l’industrie et les services. Il n’a pas évolué par rapport à l’année précédente. En 2005, 86,5 milliards d’euros ont été versés au total pour les salaires bruts en Belgique. 37% est allé aux femmes, 63% aux hommes. En tenant compte de la part des travailleuses, toutes les femmes réunies auraient dû gagner 7,347 milliards de plus en 2005.
Selon le rapport présenté vendredi, 46% de la différence salariale peuvent être expliqués sur base de facteurs connus. On peut attribuer presque 60% de la partie expliquée de l’écart salarial à la position différente des femmes et des hommes sur le marché du travail. Il s’agit du métier, du secteur, du type de contrat, de la durée de travail... 54% de la différence salariale ne peuvent être expliqués.
Le ministre Dupont a souligné que le calendrier électoral et la crise politique n’avait pas permis de prendre l’initiative qu’il avait proposée l’an dernier. Le ministre propose de donner aux partenaires sociaux un délai raisonnable, de 6 ans par exemple, pour rendre obligatoire dans tous les secteurs professionnels des classifications de fonction analytiques qui neutralisent les biais de genre. Le ministre de l’Emploi, Josly Piette, est également favorable à ce que les entreprises adoptent des « classifications de fonction sexuellement neutres ».
Le ministre de Dupont a également indiqué vendredi qu’il conviendra également de demander, dans le cadre de la concertation sociale, que les partenaires sociaux fixent un objectif lisible et précis en matière de réduction de l’écart salarial. « Un tiers en six ans ne me paraît pas déraisonnable », a-t-il dit, précisant qu’il défendait son point de vue dans le cadre de l’actuelle négociation gouvernementale.
Le rapport présenté vendredi résulte d’une collaboration entre l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, le SPF Emploi, la Direction générale Statistique et Information économique et le Bureau fédéral du plan. Il a été élaboré sur base des indicateurs européens et des éléments issus de l’enquête sur la structure et la répartition des salaires 2005, complétées par des données issues de l’ONSS.

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