La course à l’investiture du parti démocrate pour l’élection présidentielle de novembre continue ce mardi avec la primaire de l’État de Pennsylvanie. La composition démographique de l’État de Pennsylvanie permet à Mme Clinton d’aborder cette primaire en position de favorite. Selon un décompte MSNBC, Barack Obama dispose pour l’instant du soutien de 1.653 délégués, Hillary Clinton de 1.513.
En cas de défaite face à Barak Obama, Hillary Clinton pourrait être contrainte de
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| La Pennsylvanie vote mardi |
La composition démographique de l’État de Pennsylvanie permet à Mme Clinton d’aborder cette primaire en position de favorite. Car si Barak Obama est plébiscité par les jeunes, la communauté noire, les classes supérieures et les diplômés, la sénatrice de New York reste la favorite des femmes, des Blancs, de la communauté hispanique et des ouvriers.
Une chose est certaine, les électeurs de Pennsylvanie prennent leur rôle très au
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| Barack Obama et son épouse Michelle faisant campagne à Blue Bell en Pennsylvanie |
Parmi les principaux sujets de préoccupation de l’électorat de Pennsylvanie : l’économie, et la hausse des prix, notamment celle de l’essence. Ce thème revient constamment dans les conversations et les interviews. Rien d’étonnant donc à ce que Mme Clinton et M. Obama aient centré leurs discours ces derniers jours sur l’économie, comme le reflètent les publicités dont ils inondent les programmes radiotélévisés.
Selon les sondages publiés à la veille du scrutin, M. Obama aurait dépensé trois
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| Hillary Clinton salue un ancien combattant à West Mifflin en Pennsylvanie |
La course devenant de plus en plus serrée, le ton entre les candidats est monté. Mme Clinton affirme qu’il est impossible de faire confiance à son rival. Ce dernier accuse l’ancienne première Dame de représenter le statu quo, alors qu’il symbolise l’avenir, le changement.
Lundi soir, les deux candidats seront à Pittsburgh dans l’ouest de la Pennsylvanie. Mardi, ils se rendront à Philadelphie où Obama bénéficie d’une avance écrasante dans les intentions de vote. Ces deux grandes villes devraient compter pour plus de 50 pour cent des votes de l’État.
L’interminable duel des démocrates profiterait à McCain
Un sondage d’opinions conduit par Gallup montre que le candidat républicain présumé, le sénateur de l’Arizona John McCain, est en train de tirer parti du duel des candidats démocrates. En effet, 19% des partisans d’Obama disent qu’ils voteraient pour John McCain si Mme Clinton était investie candidate du parti démocrate. De leur côté, 28% des partisans de l’ancienne première dame se disent prêts à faire de même si Obama devient le porte-étendard du parti démocrate aux présidentielles de novembre.
De l’avis de la plupart des analystes, le seul moyen pour Hillary Clinton d’obtenir l’investiture de son parti serait de poursuivre ses attaques contre Obama dans les mois à venir tout en espérant que les super-délégués – c’est-à-dire les hauts responsables et les militants du parti nommés d’office délégués sans passer par les primaires– votent pour elle ; ce qui risquerait également de diviser le parti, avertissent les experts.
Le gouverneur du Tennessee, Phil Bredesen, un super délégué démocrate, a proposé que les super-délégués ne s’étant pas encore prononcés en faveur d’un candidat ou d’un autre se réunissent en juin pour trancher le débat.
La guerre en Irak
Si les démocrates qui briguent la Maison-Blanche ont souligné leur volonté de mettre fin au conflit, le républicain John McCain était à Bagdad, en début de semaine, pour insister sur la nécessité de maintenir des troupes en Irak, jusqu’à la victoire.
Tout en réitérant qu’une fois élu, il enclencherait le retrait en 16 mois du contingent américain en Irak, Barack Obama a attaqué un plan similaire offert par Hillary Clinton, sa rivale pour l’investiture démocrate à la présidentielle. Il a réaffirmé qu’elle avait manqué de jugement lorsqu’elle a voté en 2002, au Sénat, pour l’entrée en guerre des États-Unis en Irak.
« La vérité, c’est que mener une guerre sans fin ne forcera pas les Irakiens à prendre en charge leur avenir. Et mener une guerre sans fin ne renforcera pas la sécurité du peuple américain. Donc, lorsque je serai commandant en chef, je me fixerai un nouveau but dès le premier jour. Je mettrai fin à cette guerre » a déclaré le sénateur noir de l’Illinois.
De son côté, Mme Clinton a profité d’une visite à Detroit, dans le Michigan, pour rappeler que les Etats-Unis ne peuvent pas gagner la guerre en Irak, qu’une solution militaire n’est pas viable. La sénatrice de New York a promis d’entamer le retrait des troupes américaines de ce pays dans les 60 jours qui suivront sa prise de fonctions à la Maison-Blanche. Par ailleurs, elle a appelé le sénateur Obama à accepter la tenue de nouvelles primaires, dans le Michigan et en Floride.
Mme Clinton a dit que le vote de janvier, jugé irrégulier par les instances du parti démocrate, devrait être répété pour que les délégués de ces états puissent aider à choisir le candidat démocrate à l’élection présidentielle de novembre. Les démocrates du Michigan sont confrontés au même problème que la Floride, où les militants locaux ont décidé de ne pas revoter, après l’annulation du premier scrutin.
« J’invite M. Obama à agir, à s’assurer que les habitants du Michigan et de Floride fassent entendre leur voix et participent à cette élection » a dit Mme Clinton.
John McCain, le candidat présumé du parti républicain à l’élection présidentielle, s’est rendu en Irak pour marquer l’anniversaire de la chute de Saddam Hussein, mais sa visite en Jordanie, mardi, a été assombrie par une bourde. Le sénateur de l’Arizona, qui se targue d’être un expert militaire et d’avoir fait de la sécurité nationale sa priorité, a dit, par erreur, que des insurgés sunnites alliés à Al-Qaïda en Irak recevaient un entraînement en Iran.
« Les media ont signalé qu’Al-Qaïda va s’entraîner en Iran et revient de ce pays en Irak. C’est bien connu, et c’est malheureux » a dit le sénateur McCain, avant de se rattraper avec l’aide de son collègue, le sénateur Joe Lieberman du Connecticut. Cette erreur d’analyse a fait la joie des critiques.
Par ailleurs, le sénateur Obama a critiqué M. McCain et l’administration Bush, pour n’avoir pas, selon lui, présenté une stratégie montrant comment la guerre en Irak renforçait la sécurité des Américains.



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