Les marchés ont donné raison au président américain puisque le baril de brut battait encore un record jeudi, dépassant les 135 dollars à New York.
De son côté, le Sénat américain a convoqué cette semaine cinq hauts responsables du secteur pétrolier, pour qu’ils s’expliquent sur leurs profits records, alors que les Américains sont confrontés à la hausse des prix du carburant, à la pompe.
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| Le sénateur Patrick Leahy du Vermont |
« Votre industrie n’a aucun problème à doubler, voire tripler ses profits, alors que les prix à la pompe s’affolent. Vous n’avez aucun problème à gonfler vos profits. Cela ne semble pas juste, messieurs » a renchéri le sénateur Herb Kohl, un démocrate du Wisconsin.
Les critiques font valoir qu’alors que l’économie américaine frôle la récession et que les particuliers doivent se serrer la ceinture pour payer toujours plus à la pompe, les bénéfices records des groupes pétroliers sont insultants car ils ne sont pas dus à une augmentation de la productivité de ces sociétés, mais plutôt à une montée en flèche des cours du pétrole, elle-même liée à la chute du dollar et à la spéculation.
Mais les chefs d’entreprise convoqués par le Sénat ont âprement défendu leur secteur. « Les sociétés pétrolières américaines devraient être considérées comme la clé du problème énergétique ; non pas comme des boucs émissaires mais comme des atouts dans cette course énergétique mondiale » a fait valoir John Lowe, vice président de Conoco Philips.
D’autres dirigeants du secteur ont ajouté que les profits des géants pétroliers sont réinvestis dans un secteur qui doit tenir compte du long terme et nécessite des investissements considérables. L’accroissement de la demande mondiale y est pour beaucoup dans la flambée des cours de l’or noir, ont-ils dit, appelant les parlementaires américains à lever les restrictions qui pèsent sur la production pétrolière aux États-Unis.
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| Le Congrès envisage de traîner en justice l’OPEP pour fixation illégale des prix et infraction à la législation antitrust |
A noter néanmoins que le président Bush a menacé d’opposer son veto à cette mesure, car il redoute de vives réactions des pays membres de l’OPEP.



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