La décision du tribunal britannique devra être connue les 29 ou 30 mai, selon le juge britannique Timothy Workman, toutefois le tribunal pourrait se prononcer pour une prolongation des audiences au début de la semaine prochaine au cas où il ne parviendrait à trancher dans cette affaire, rapporte l’APS. L’examen de fond de la demande d’extradition algérienne pourrait encore traîner, selon les observateurs, si la défense de l’ex-magnat algérien optait pour la stratégie de « supplication » pour gagner la sympathie des ONG de défense des droits de l’Homme. Une éventualité qui risque de se confirmer dans les prochains jours d’autant que l’ex-golden boy a refusé de mandater un avocat pour se contenter de celui désigné d’office par la justice britannique. L’acte d’accusation relatif à l’affaire du Groupe Khalifa jugée devant le tribunal de Blida en 2007 serait le document de fond dans l’examen de la demande algérienne d’extradition, estime-t-on. Le procès devrait se pencher sur la légalité des chefs d’accusation du point de vue de la loi britannique et vérifier si les chefs d’inculpation retenus contre Khalifa, considérés comme des crimes par la loi algérienne, tombaient sous le coup du code pénal britannique.
L’accusation entame aujourd’hui la quatrième audience avec une longueur d’avance, puisque la demande d’extradition avait été déclarée fondée dans la forme et dans le fond le 24 avril dernier. Le juge britannique avait même estimé que l’acte d’accusation dans l’affaire du Groupe Khalifa, jugée par le tribunal de Blida, était « à lui seul suffisant pour que la demande algérienne soit considérée comme fondée ». La défense avait considéré que la demande algérienne était « non fondée dans la forme », puisque le mandat d’arrêt international et la demande d’extradition étaient antérieures à l’accord d’extradition signé entre l’Algérie et le Royaume-Uni en mars 2007. Mais pour le juge britannique, les deux documents intervenaient en appui à la demande introduite par l’Algérie qui repose notamment sur l’acte d’accusation relatif à l’affaire du Groupe Khalifa, jugée devant le tribunal de Blida. Il convient de rappeler que l’Algérie avait adapté sa demande d’extradition aux dispositions de l’accord relatif à l’extradition et que la demande algérienne a été déclarée recevable une année environ après l’entrée en vigueur de l’accord (mars 2007).

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