Tout le monde attendait impatiemment ce moment solennel où le nom du futur candidat démocrate à la Maison blanche doit être annoncé officiellement et le récipiendaire intronisé à l’issue de la messe politique dite « Journée de la Convention Démocrate ».
4 jours durant, le camp démocrate américain réuni à Denver dans le Colorado pour la célébration de sa mess politique, doit mettre fin au long suspens et procéder à l’intronisation de son seul candidat aux futures élections présidentielles appelées à désigner le successeur de l’actuel locataire de la maison blanche. Les statistiques publiées par la presse précisent qua plus des 4.000 délégués et des dizaines de milliers de militants, de manifestants et de journalistes ont effectué le déplacement de Denver afin de prendre part à ces importantes assises dont nul n’a voulu manquer l’occasion. Et pour sa première journée d’hier lundi, deux personnages constituant un mystérieux couple-politique de circonstance, ont eu à voler la vedette en maintenant l’assistance en laisse. Il s’agit bel et bien du patriarche démocrate Edward Kennedy, sénateur du Massachusetts, et de Michelle Obama, charmante épouse du candidat Barack Obama dont on dit détenir un cursus universitaire et professionnel rare sur le continent africain parmi celles surnommées premières dames. En dépit de l’interdiction de son médecin traitant, Edward Kennedy le sénateur du Massachusetts qu’accompagnée sa nièce (fille de l’ancien président américain assassiné), a tenu à marquer de sa présence particulière ce grand moment de la vie politique américaine afin d’encourager toute la grande famille démocrate américaine a se dépasser et de privilégier l’intérêt supérieur du parti. Plus aucun doute après une si brillante prestation, le jeudi prochain, le yankee Obama va devoir être intronisé par ses pairs qui viennent de resserrer les rangs après une campagne présidentielle si fort agitée.
Madame Barack Obama, la charmante Michelle a tenu pour sa part à rassurer le camp démocrate de bonnes prédispositions de son mari de candidat président à servir la cause de l’Amérique profonde dans sa diversité. Propos qui ont ému l’assistance qui n’a pas hésitée de l’ovationner. Pendant ce temps, le jeune Obama qui a toutes les chances d’être le futur premier président métis américain. Avec de mots si simples mais fort significatifs, Michelle Obama a été adoptée par le camp démocrate qui lui a exprimé toute sa sympathie à travers les ovations qui ont électrifié l’assistance. Agée seulement de 44 ans, cette dame dont on dit avoir un meilleur cursus que Jacky Kennedy a su conquérir les cœurs des démocrates et d’autres membres de la presse venus couvrir ce grand événement. Elle a vraiment été la grande vedette de la soirée. Avec son séduisant sourire cachant une forte personnalité, Michelle a tant vanté son mari qu’elle n’a pas hésité de présenter comme l’incarnation des valeurs typiques de l’Amérique. Le décor fort riche en couleur était dominé par le flottement des pancartes bleus portant la mention « Michelle ».
Et voici sous quel ton cette diplômée de la prestigieuse Harvard a ému la foule : « Je viens ici en tant qu’épouse qui aime mon mari et pense qu’il fera un président extraordinaire. Je viens ici en tant que mère dont les filles sont au cœur de mes pensées et le centre de mon monde ». Et elle a poursuivi son discours en dévoilant certains secrets de leur union : « Ce qui m’a frappé lorsque j’ai fait la connaissance de Barack, c’est que, bien qu’il ait ce drôle de nom, et bien qu’il ait grandi un peu partout à travers le continent et à Hawaii, sa famille ressemblait beaucoup à la mienne", a-t-elle expliqué ». Le cas Barack Obama est fort particulier et marque un profond changement dans les mœurs politiques américaines. Fils d’un Noir originaire du Kenya et d’une blanche du Kansas, qui a passé ses premières années à Hawaii et en Indonésie, Obama a commencé sa carrière politique comme travailleur social à Chicago et s’est fait élire au Sénat des Etats-Unis en 2004. Et il est détenteur de la prestigieuse université américaine d’Harvard où il a eu même le privilège de prononcer le discours officiel de clôture alors qu’il était encore sur les bancs de l’université. Tout son passé séduit plus d’un américain.
Cependant, les relents racistes américains semblent vouloir lui faire ombrage car certains délégués qui avaient jusque là soutenu l’ancienne première dame, Hillary Clinton, hésitent encore de voter en sa faveur. Ce qui est fort regrettable étant donné que le fondement de leur argumentaire ne prend en compte aucun critère sérieux d’objectivité, juste de simples préjugés. Et madame Hillary est chargée de les convaincre afin qu’ils mettent un peu d’eau, chacun dans son vin, en privilégiant l’intérêt supérieur du parti. Lundi dernier, madame Clinton qui s’adressait à sa base à New York son fief électoral, a eu à appeler ses partisans à rallier la candidature du sénateur de l’Illinois.
Le président du Parti démocrate, Howard Dean, qui a lancé hier lundi les débats de la convention, a trouvé de mots justes pour présenter la personne du jeune sénateur de l’Illinois. Howard Dean a déclaré : « De cette tribune, ce soir, je vois dans cette assemblée diverse de démocrates une illustration de la force et de l’unité de notre parti et la concrétisation de notre stratégie d’ancrage dans les 50 Etats de l’Union ».
Le camp démocrate éprouve en ce moment de difficultés dans les sondages qui le place au coude à coude avec son adversaire républicain John McCain dans la plupart des sondages. Selon certaines enquêtes, il éprouverait des difficultés à rallier sur sa candidature les voix qui s’étaient portées sur sa rivale dans la course à l’investiture : un électeur sur quatre ayant voté pour Hillary Clinton lors des primaires rechignerait à le soutenir. Est venu s’ajouter à cette inquiétude la nouvelle diffusée hier sur l’arrestation de quelques suspects sur qui pèseraient de suspicions sur des intentions macabres d’assassiner le candidat Obama lors de sa future prestation à Denver. Selon l’évolution des enquêtes, ces affirmations seraient infondées, ce qui n’empêche d’être prudent tout de même prudent. Mieux vaut prévoir que guérir, nous enseigne la sagesse populaire.

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