ENCADRE 1 : Portrait de Siméon J Francis Ekoga Rien dans la formation de Siméon Ekoga le disposait à une carrière politique. Scientifique, piqué par le virus de l’informatique, il fait ses classes au sein du groupe français EDF-GDF, avant d’intégrer plus tard la prestigieuse Agence spatiale européenne (ESA).
A 20 ans, dans les années 1980, il milite au sein de la jeunesse du Mouvement de redressement national (MORENA, premier parti clandestin d’opposition) du Gabon.
Six ans plus tard, la « foudre répressive » s’abat sur les fondateurs du Morena. Siméon Ekoga décide alors « le vague à l’âme » de s’exiler en France pour « poursuivre mon combat politique ».
Un temps, il a milité au sein de l’Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou. Puis, il a pris sa carte au sein du Forum africain pour la réconciliation (FAR), parti politique légalement reconnu au Gabon.
En 2000, il adhère au mouvement BDP (Bongo doit partir). Ce mouvement réclamait un changement radical en demandant le départ de Bongo. Ekoga est alors en désaccord avec « la ligne politique du parti qui prônait la violence politique sans réelles perspectives d’avenir ». Il quitte et part définitivement créer le RDPG (Rassemblement démocratique du peuple gabonais) en 2003 dont il assume la présidence.
En peu de temps, il a réussi à fédérer autour de lui, de très nombreux opposants de la diaspora gabonaise. Cela est sans doute dû à la singularité de Ekoga. Il n’est pas un « ancien » ou un « militant de première heure » du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), il n’y a jamais milité contrairement à la plupart des opposants. Ce qui lui donne la latitude de ruer dans les brancards.
Mais, comme, il le soutient, son opposition se voudrait « républicaine ». D’autant plus vrai qu’en 2003, sur invitation du pouvoir gabonais, il a rencontré le président Omar Bongo « pour discuter avec lui des changements qui s’imposaient au pays et faire légaliser mon parti ».
Du chemin parcouru depuis cette date… il est un des rares hommes politiques de son pays à avoir refusé d’aller « à la soupe populaire ». Ce qui lui a valu et lui vaut toujours « une campagne de déstabilisation, de calomnie et de mensonges orchestrée par le pouvoir ». mais, assure t-il « j’ai résisté ».
Son combat politique, il l’inscrit - à l’entendre - dans le grand creuset « d’un » Gabon avec son patrimoine « civilisateur », sa tradition militante et son capital humain, qui soit capable « d’assumer une vie politique axée sur le principe de l’alternance au pouvoir, respectueuse de la volonté du peuple et des droits fondamentaux des citoyens ».
En un mot, Siméon Ekoga, en appelle à une synergie pour un réel changement et pour la construction d’une société gabonaise « où il fera bon vivre ».
Hors politique, dans ces moments de détente, il explore le monde de l’Internet, une passion qu’il a, notamment, grâce à sa formation d’analyste programmeur - informatique à l’Ecole supérieure d’informatique de gestion de Paris (ESIG).
Copyright © NewAfrican : Le Magazine de l’Afrique * n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale en français
ENCADRE 2 : Une réelle opposition
Parce qu’il affirme avoir « consacré tant d’années de ma jeunesse à lutter pour mon pays », Siméon Ekoga, ne veut pas que l’après Omar Bongo, ne transforme le Gabon en un théâtre de guerre.
Le RDPG n’est pas dans un affrontement frontal avec le pouvoir en place, dit-il en substance. Son opposition au président gabonais, certes brutale, n’est pas non plus une politique du tout ou rien. D’ailleurs, lui, l’opposant le dit assez nettement : « l’opposition telle que nous l’entendons, n’est pas cette opposition qui pendant longtemps a miné l’Afrique (…) l’opposition telle que nous l’entendons n’est pas celle qui incite à la violence et au chaos (…) le temps de l’opposition nihiliste et destructrice est désormais révolu en Afrique ».
Alors dans ce cas, qu’attend le RDPG du régime actuel ? La réponse fuse comme une évidence : « l’unique solution pour une alternance politique apaisée serait que Bongo de son vivant, présente son dauphin et organise une élection libre et transparente. Le peuple gabonais choisira en toute liberté, et sa succession se fera sans heurts ».
L’Afrique de demain a besoin d’une meilleure visibilité. En s’opposant à Bongo dans « l’intérêt du Gabon », Ekoga et le RDPG veulent une opposition « réaliste et constructive » . (Car, ils ne veulent pas envoyer Omar Bongo au paredon encore moins le brûler sur la place publique)
N’est-ce pas vraiment là, le minimum dans une démocratie ?
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* INFO FLASH / RDPG : Interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA, dans la presse internationale
Nous vous invitons à découvrir l’interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA (photo), Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG ) dans la revue NewAfrican : Le Magazine de l’Afrique* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale - qui vient de paraître.
Siméon J Francis EKOGA, Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) fait le point sur la situation politique, économique et sociale du Gabon.
Cette interview a déjà suscité de nombreuses réactions positives tant en Europe qu’en Afrique.
Le Bureau de Presse du RDPG
* Le magazine NewAfrican est en vente dans la plupart des kiosques à journaux et librairies en Europe, en Afrique… partout dans le monde entier.
1) INFO FLASH / RDPG : Interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA, dans la presse internationale
2) PORTRAIT D’UN OPPOSANT : Siméon J Francis EKOGA, président du RDPG

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