Les retombées du voyage de NTAMBWE
Depuis le dernier voyage du ministre congolais des affaires étrangères, Alexis NTAMBWE MWAMBA à Goma où il aurait eu de négociations secrètes jugées fructueuses avec son homologue rwandaise Rosemary MUSEMINALI.
. Les choses semblent s’accélérer entre le Rwanda et le Congo Rd en vue de solutionner le conflit qui sévit à l’Est du Congo et qui a déjà fait selon diverses sources crédibles plus des 6 millions de déplacés.
Et c’est sans compter les pertes en vies humaines dont le nombre exact peut déjà susciter les envies du procureur de la CPI, Luis MORENO. Autant les équipements militaires hautement stratégiques saisis par les hommes du général Laurent NKOUNDHA et les sommes faramineuses détournées impunément par de hauts gradés des FARDC qui bénéficient de la complicité de plus hauts responsables politiques évoluant dans l’espace présidentiel ne peuvent nullement laisser de vrais patriotes indifférents. Nous nous refusons de parler ici du poids des échecs militaires cuisants qui auraient du normalement entraîner non seulement la démission des différents responsables, mais également l’ouverture de poursuites judiciaires pour haute trahison. Ce que Kinshasa n’a jamais malheureusement manifesté un seul instant comme préoccupation, ne fus qu’à titre d’honneur et de fierté nationale si jamais elles existent encore dans l’esprit du gouvernement congolais.
Plus besoin des enquêtes supplémentaires sur les détournements de fonds destinés aux fronts de l’Est car cela est bien connu de tous.
Impunité et laxisme garantis au Congo Ce qui est inquiétant avec le gouvernement de Kinshasa c’est notamment le fait que depuis l’annonce de tous ces détournements de fonds, jamais un seul haut gradé des FARDC n’a été inquiété jusque là. Quand vous n’êtes pas permuté, vous vous retrouvez juste au garage pour un temps avant d’aller encore voler ailleurs. Des opérations du genre ‘’Epervier’’ lancé par le président camerounais, Paul BIYA, sont une légende pour les congolais. Tout le monde peut voler les fonds du trésor et sans qu’il ne soit inquiété. L’important étant d’être un apparatchik. Et toutes les louables initiatives prises par le nouveau premier ministre, Adolphe MUZITO, pour interpeller l’énergumène ayant détourné récemment les 100.000 $ (cent milles dollars) affectés à la ration destinée aux hommes aux fronts se sont soldées par un échec cuisant. Les spoliateurs de fonds publics sont devenus si puissants que nul ne peut oser faire évoluer une enquête sans qu’il ne s’attire le courroux du raïs ou encore de son gouvernement parallèle qui détient l’effectivité du pouvoir politique à Kinshasa. On connaît plein d’enquêtes sur la gabegie financière qui ont été stoppée nette par les proches conseillers du chef de l’Etat. Et la réalité est bien simple car tous ces maffieux ne volent pas pour eux-mêmes, et sur la chaîne, chacun de responsables perchés au sommet retrouve toujours sa part. Et la république poursuit tout bonnement sa descente en enfer. Le peuple n’a qu’à crever.
Flou artistique entretenu par Kinshasa sur Laurent NKOUNDHA Longtemps le pouvoir politique de Kinshasa a toujours donné la fausse impression de marginaliser le général Laurent NKOUNDHA présenté à dessein comme simple marionnette de Kigali. Jamais nous avons gobé un seul instant ce gros mensonge éhonté du gouvernement congolais.
La triste réalité que les congolais ont difficile à reconnaître est que Joseph KABILA comme Laurent NKOUNDHA sont tous deux l’émanation pure et simple des stratèges de Kigali constamment soucieux de disposer des alliés dans la sous région pour combattre les interarmwhés. Et ceci est aussi vrai pour tous les autres anciens chefs de guerre qui ont été en contact d’une façon ou d’une autre avec Kigali et Kampala. Que ça soi les anciens vice-présidents Jean Pierre BEMBA, Azarias RUBERWHA, NWAMUISSI… tous ont flirté d’une façon ou d’une autre avec ces pays voisins pour parvenir à gérer touts ces territoires jadis sous leur administration. Même feu Laurent Désiré KABILA est issu de cette école de parrainage releva du reste de la bonne guerre. L’important n’est pas d’avoir des rapports avec les autres gouvernements, mais plutôt d’être de ne pas trop compromettre l’intérêt national dans vos transactions militaro-politiques.
Et que l’on reproche aujourd’hui à NKOUNDA d’être une marionnette rwandaise relève de l’affabulation et de la simple distraction pour détourner les congolais du vrai problème qui se pose au sommet de l’Etat, à savoir la carence de leadership et la bonne gouvernance.
Et nous citons ces faits juste à titre du devoir de mémoire car nous jugeons favorablement utile que chacun d’homme politique soit libre d’avoir des alliés de son choix en vue des objectifs fixés. Et la seule restriction est qu’il ne trahisse pas l’intérêt national. Et il faut ici avouer que la marge de manœuvre est fort étroite dans ses transactions maffieuses. Néanmoins il faut savoir faire avec et user de l’habilité pour ne pas tout se faire prendre.
Les relations internationales étant devenues un grand rendez vous du donner et du recevoir, point besoin de s’attendre à une quelconque assistance au niveau internationale sans l’idée de la contre partie. Que cela vienne des Etats, de gouvernements ou de groupes de mercenaires, tous sont régis par la loi de la recherche constante de l’intérêt.
A ce propos, reconnaissons tout de même par honnêteté intellectuelle que tous ont eu à se compromettre d’une façon ou d’une autre car, tous ces pays alliés de tel ou tel autre leader politique ou seigneur de guerre ne sont pas de missionnaires venus pour lire simplement le bréviaire. Tous viennent pour du business et rien que du business.
L’intérêt supérieur de leurs Etats respectifs passe avant toute chose et ce, fort du principe sacro saint qu’en relations internationales il n’ y a pas d’amis mais plutôt des intérêts.
Le vrai problème se pose plutôt du côté du comportement futur de l’ex allié devenu dans l’entre-temps homme politique. Il a alors deux choix à opérer devant lui : il doit se décider soit en faveur de l’intérêt de son peuple ; soit alors se décider en faveur de son propre intérêt égoïste accouplé de celui de ses protecteurs. La balance a toujours plus penché du côté de l’intérêt égoïste accouplé de celui de ses protecteurs que du peuple qui, généralement se contente de miettes.
Il faut ici reconnaître sans gêne d’ailleurs que la plupart de ces gens n’ont jamais su faire montre du vrai patriotisme. Quasiment tous finissent par donner la nette impression d’avoir pris les armes pour accéder au bonheur égoïste.
Les scandales de toutes sortes ayant toujours émaillé leur gestion en sont une vraie illustration. La dose de leur vrai nationalisme est fort faible étant donné que pour la plupart ils n’ont aucune notion de l’idéal d’Etat moderne.
Et c’est à ce niveau du débat qu’il faut pousser plus loin son raisonnement afin de comprendre que cette guerre dite de l’Est, et du reste hautement médiatisée à dessein par le pouvoir politique de Kinshasa est une fausse vraie guerre.
Que ça soi le président Joseph KABILA comme le général Laurent NKOUNDA, tous deux ont de comptes à rendre au Rwanda et à l’Ouganda de par leur parcours. Il faut que le peuple congolais cesse de rêver à ce propos en voyant en Laurent NKOUNDHA un simple rebelle à écraser coûte que coûte, et Joseph KABILA comme un ange de lumière soucieux du bonheur du peuple congolais. Tous deux ont de comptes à rendre.
Qui oublie que lors de l’occupation du territoire de Kahemba par les troupes angolaises, le gouvernement de Kinshasa n’a jamais su soulever la moindre protestation !!! Et ne cherchez pas la raison ailleurs car elle est bien simple : dette morale et comptes à rendre au puissant protecteur d’hier. Et même quand de milliers de populations congolaises ont brutalement chassées de l’Angola et au mépris de normes des droits de l’homme, Kinshasa était bien gêné d’accuser son mentor.
S’étant confortablement assis au pouvoir à Kinshasa, le président Joseph KABILA a voulu jouir seul du pouvoir pour lequel pourtant tous ont eu à consentir de sacrifices. Laurent NKOUNDHA compris. C’est ce qui fut jadis le regretté Laurent Désiré KABILA qui s’autoproclama président de la nébuleuse AFDL. Et bien que fabriqué de toutes pièces par le Rwanda et l’Ouganda, il commença à les diaboliser en les présentant à son peuple comme cause réelle du malheur du Congo (sic).
Il finit par s’attirer la colère de ses ex alliés, et fut contraint à la fin et devant la débâcle de son armée à signer aveuglement tous ces accords pour avoir la paix, tellement les villes tombaient une à une et sans que son armée de pacotille ne parvienne à gagner une seule bataille.
Et l’histoire semble vouloir se répéter avec son successeur, le président Joseph KABILA. Il a fini par écarter tous ses anciens alliés pour s’entourer désormais que de seuls courtisans prêts à ramper à ses pieds, pourvu de protéger leurs intérêts égoïstes. Et les anciens mobutistes sont logés à la bonne place.
Au lieu de s’occuper du développement de son pays, il a laissé la situation interne pourrir pendant qu’il distrait le peuple en pointant du doigt les Rwanda et l’Ouganda comme cause principale du malheur du peuple.
Et dans la foulée, une machine d’intox a été mise en place pour diaboliser Laurent NKOUNDHA peint désormais comme valet de ces deux pays et de multinationales. Dans l’entre-temps, une nouvelle classe de courtisans est entrain de s’enrichir scandaleusement à Kinshasa et où tous les coups sont permis pendant que le peuple congolais croupit lui dans la misère noire la plus exécrable. Ce qui a nécessité la mise en place d’une machine répressive à la base de tous ces actes d’assassinats sommaires, d’empoisonnement et d’élimination physique de tout celui de congolais voulant empêcher à cette entreprise criminelle d’accomplir son dessein macabre et combien destructeur. Et il ne se passe plus à Kinshasa une seule semaine sans que l’opinion publique ne soit scandalisée par de nouvelles affaires de détournements de deniers publics, de la spoliation des biens meubles et immeubles du domaine public, de la signature des contrats miniers jugés léonins, des assassinats et autres cas de voies de fait.
Le peuple congolais est bel et bien tombé dans un piège Effectivement le peuple congolais est tombé dans le piège de ses ennemis. Il a été longtemps distrait par ce gouvernement affairiste qui lui a fait croire qu’il menait une guerre à l’Est du pays alors que les revendications de NKOUNDHA étaient bien connues de Kinshasa. Se faisant plus pressant et fort précis dans ses revendications et dénonciations de dérives totalitaires de Kinshasa, le président Joseph KABILA a été finalement contraint de jeter le masque et de faire la paix avec Laurent NKOUNDHA qui menaçait de marcher sur Kinshasa. Le danger était que les autres provinces ne lui emboîtent les pas en se rebellant à leur tour contre Kinshasa. Les mêmes causes produisant les mêmes effets.
Sachant combien le peuple congolais a surtout peur de la mort, Kinshasa a commencé à brandir la présence de cette guerre dite de l’Est comme épouvantail juste pour distraire et faire peur aux congolais.
Avec cette excuse de la ‘’guerre-sans guerre’’, les business tournent à plein régime car le trésor public est saigné à blanc à titre d’efforts de guerre, et de fonds secrets qui ne sont pas généralement plafonnés en pareille situation sortent en prenant de directions opposées à celles du front de l’Est où les Fardc se retrouvent contraints de vivre du produit des pillages.
Et le peuple lui attendant passivement un changement de la politique de KABILA en organisant de marches, de journées villes mortes, et des mouvements de grève n’a jamais su obtenir gain de cause. Il a été ainsi désabusé par le pouvoir de Kinshasa car il est bel et bien tombé dans son piège de focaliser sa lutte sur le pauvre Laurent NKOUNDHA au lieu de se faire plus exigeant vis-à-vis de son gouvernement.
C’est pour cette raison notamment que dès le départ, lorsque nous avons engagé cette lutte pour ouvrir les yeux au peuple congolais de cesser d’accuser à tort les puissances occidentales, le Rwanda et l’Ouganda d’être la cause du malheur du peuple congolais. Nous avons prêché l’impérieuse nécessité de l’engagement du Dialogue direct avec les vrais protagonistes, le général Laurent NKOUNDHA compris.
C’était comme pour enlever à Kinshasa son prétexte de la ‘’guerre-sans guerre’’.
Laurent NKOUNDHA sort victorieux et ragaillardi Si toutes ces nouvelles qui nous parviennent depuis hier soir sont bien réelles et que lundi prochain, Kinshasa et Kigali parviennent à harmoniser leurs points de vue sur la cause réelle du conflit qui écume l’Est du Congo. C‘est bien Laurent NKOUNDHA qui sort ragaillardi de cette longue et inutile guerre –sans –guerre. Elle a entraîné inutilement de milliers de morts et favorisé le vol de richesses naturelles du Congo à cause de l’entêtement de certains membres du gouvernement de Kinshasa qui ont passé le clair de leur temps à diaboliser le général Laurent NKOUNDHA.
Au lieu de suivre la voix de la raison et qui a eu à caractériser Vital KHAMERHE, président du Parlement qui s’était retrouvé seul à conseiller l’engagement d’une vraie négociation directe avec NKOUNDHA. Tous ces aventuriers conseillaient au président KABILA d’envisager la voie de sortie de crise par les armes alors qu’ils savaient pertinemment bien que KABILA n’a pas une armée digne étant donné qu’il a écarté les meilleurs fils du pays formés dans les meilleures écoles.
Ils ont fait souffrir par leurs mauvais conseils le peuple de l’Est et occasionné de pertes énormes de fonds qui auraient du servir à la reconstruction du pays.
Et 3 mois après, le gouvernement accepte finalement comme par bâton magique de négocier avec NKOUNDHA à qui beaucoup reconnaissent la qualité de libérateur pour avoir exiger de Kinshasa, arme à la main, l’instauration de la bonne gouvernance. Et aujourd’hui il a pu gagner autant des atouts aussi bien au Congo que sur le plan international qui font qu’il sorte de ces négociations ragaillardi.
Il a acquis une grosse fortune, il a désormais un nom et jouit d’une certaine reconnaissance de la communauté internationale qui l’a honoré par de visites répétées de hauts émissaires dépêchés par les plus hautes instances dirigeantes de ce monde.
Si demain il doit évoluer dans les institutions nationales, il aura son mot à dire car KABILA a compris que désormais il faut faire avec lui pour stabiliser son pouvoir fragile.
Alors où sont passés tous ces conseillers bidons qui claironnaient que NKOUNDHA ne représentait aucune menace pour Kinshasa !!!
Pas un même traitement pour KABILA et NKOUNDHA Quand KABILA se sert à Kinshasa, NKOUNDHA en fait de même à l’Est parce qu’il a aussi droit d’exiger une bonne gouvernance de son gouvernement.
Kinshasa nous a au départ présenté Laurent NKOUNDHA comme congolais et nous ne sommes pas disposé de revenir sur ce débat stérile et qui relève de la pure distraction pendant que le pays lui est davantage détruit.
A chaque fois qu’il y a un scandale et où la responsabilité de hauts cadres est engagée, Kinshasa fait semblant de négocier pour calmer la tension. Et l’instant d’après quand les choses se calment, il remonte sur ses grands chevaux.
Qui parle encore au sein de ce gouvernement des chiffres scandaleux des 500 assassinats des opposants politiques par les services de sécurité de KABILA ?
Qui parle encore des conditions de l’assassinat du dernier journaliste de la radio Okapi à Goma par des hommes en arme ?
Qui parle encore des millions de dollars détournés par la haute direction de la Snel ?
Qui parle encore des arrestations des officiers ressortissants de la province de l’Equateur ?
Qui parle encore de la révisitation de contrats léonins dénoncés par Transparency international ?
Qui parle encore de détournements de sommes d’argent affectées aux opérations militaires à l’Est du Congo ?
Qui parle encore de tous ces assassinats de paisibles citoyens dans la province du Bas Congo ?
On peut bien allonger à l’infini cette liste car il n’y a eu que de scandales à répétions avec le pouvoir de Joseph KABILA.
Sur les fronts à l’Est, jamais les Fardc ont eu à défendre le territoire national. Trahies impunément par leur hiérarchie, les troupes n’ont trouvé mieux que d’ouvrir la voie à l’ennemi d’hier et qui va devenir allié dans les prochaines heures. Et NKOUNDHA a ajouté dans la foulée territoire sur territoire.
C‘est notamment pour toutes ces raisons que nous estimons qu’après le retour de la paix à l’Est, encore faut il que Kinshasa soit cette fois sincère et déterminée à arrêter cette mascarade pour s’occuper de problèmes réels de congolais. Il faut un vrai dialogue national en vue de la requalification de règles du jeu. Non pas que les gens vont venir se régler les comptes, mais plutôt analyser sans complaisances les raisons qui ont fait que le Congo tombe si bas et écarter une fois pour toutes tous ces aventurieux peu soucieux du bonheur du peuple.
Et nous estimons que Laurent NKOUNDHA peut lui bénéficier de circonstances atténuantes dans les pertes enregistrées à l’Est car il est un rebelle ou une espèce de mouvement insurrectionnel. Si jamais un jour il doit répondre de ses actes, ça sera à ce titre précis.
S’il ne s’était pas rebellé contre le pouvoir de Kinshasa, jamais une paix juste et totale ne pouvait revenir au Congo. Ce n’est pas NKOUNDHA qui maintient les interarmhwes sur le territoire congolais pour donner enfin le prétexte au Rwanda et à l’Ouganda de nous déstabiliser.
Mais à Joseph KABILA, de par sa qualité de chef d’Etat, il n’a droit à aucune excuse. Si ce n’est pas lui qui est à la base de toute cette débâcle, alors qu’il nous le vrai coupable pour qu’il soit châtié. Qu’il autorise les états généraux dans tous les secteurs vitaux du pays pour permettre au peuple de prendre sa destinée en mains. Le cas échéant, il devrait en porter seul le poids et en tirer les conséquences.
Le peuple congolais et la communauté internationale doivent être exigeants à son endroit car il est à la tête d’un gouvernement légalement investi et qui a des devoirs régaliens à remplir vis à vis du peuple et de la communauté internationale.
Un gouvernement ne peut nullement se comporter comme le ferait un rebelle ou tout autre hors la loi. Un gouvernement est régi par les normes universelles relatives au fonctionnement d’Etat. Et les principes du sens d’honneur et de dignité sont sensés caractériser tout gouvernement crédible et digne de ce nom.
Laurent NKOUNDHA sait pertinemment bien que le président Joseph KABILA n’a pas de leçons à lui donner car il n’exerce pas un pouvoir démocratique, et sa politique n’est pas basée non plus sur les principes de la bonne gouvernance et de partage équitable du revenu national.
Et rien qu’à ce titre précis, Laurent NKOUNDHA ou tout autre patriote peut prendre les armes pour combattre un tel pouvoir.
Le pouvoir politique est pouvoir aussi longtemps qu’il prend en compte le bien être de son peuple et assure la défense de l’intégrité territoriale.
Ce qui semble être loin de la triste réalité congolaise qui soit dit en passant, laisse à désirer.
Dès lors que ces équilibres liant le politique au peuple sont rompus, le peuple peut bien se rebeller contre la classe politique au pouvoir qui perd ainsi sa raison d’être.
En principe dans de pays sérieux de vielles démocraties d’Europe et d’Amérique existent de mécanismes constitutionnels d’autorégulation et qui font que le peuple se débarrasse d’un tel dirigeant politique devenu non seulement encombrant, mais surtout inutile.
En effet, devant la misère noire qui caractérise aujourd’hui le peuple congolais. Devant le chapelet des assassinats de journalistes, des opposants politiques et autres activistes des droits de l’homme. Devant tous ces détournements de deniers publics orchestrés devenus aujourd’hui banalisés avec la complicité de barons du régime. Avec le mépris de ce pouvoir de Kinshasa qui ne manifeste plus aucun intérêt pour assurer au peuple le bien être social. Devant la répression sauvage des manifestants exigeant plus de libertés et un minimum du respect des droits de l’homme… Si le congolais était un peuple réellement belliqueux et fortement engagé dans la contestation, il y a bien longtemps que le régime politique en place à Kinshasa aurait déjà changé. Bien longtemps que les différentes provinces du Congo se seraient déjà rebellées les unes après les autres contre le pouvoir de Joseph KABILA.
Unanimement les fins stratèges de la realpolitik sont d’avis que les différents pouvoirs politiques qui se sont succédés à Kinshasa ont une chance exceptionnelle d’avoir en face d’eux un peuple pacifistes et qui tolère même l’intolérable. L’expérience du 04 janvier 1959 et celle du 16 février (marche des chrétiens lors de la Conférence nationale souveraine) sont des exploits dont le congolais est devenu incapable de reproduire pour son propre malheur !!!
Même un tout petit gamin peut lui marcher dessus et sans qu’il ne proteste. Certaines mauvaises langues attribuent cette passivité déconcertante à la prépondérance de la campagne religieuse commanditée à dessein par les différents pouvoirs politiques.
Le peuple de Dieu, les juifs, eux ont compris que même quand on est peuple élu de Dieu, tout se conquiert arme à la main. Et à ce propos, toute l’histoire biblique de l’ancienne alliance n’est elle pas faite de guerres à répétition ?
Et l’histoire récente de l’Etat d’Israël n’est elle pas à son tour dominée par une succession de conflits armés contre le frère ennemi ?
A ce rythme, si jamais il n’y a pas changement de fusil d’épaule et que le congolais ne prend pas conscience du plan mondialement conçu contre lui, sa descente en enfer va s’accélérer. Nous disons seulement au peuple congolais avec la Bible : « Aides toi, et le ciel t’aidera ».
Sans chercher à définir le sexe des anges, chose d’ailleurs pour laquelle nous sommes incompétent, tout le monde sait au moins aujourd’hui que le gouvernement de Joseph KABILA est passé champion dans les actes d’assassinat, d’intimidation, de détournements des deniers publics, de la spoliation des immeubles publics et autres scandales à répétition…
Les différents rapports établis par les différentes structures sérieuses aussi bien des droits de l’homme, de la presse que de la bonne gouvernance sont là pour le prouver et personne ne peut nous contredire à cet effet.
D’ailleurs, nous même nous n’apportons aucun élément nouveau, hormis la bande de courtisans, tous les gens sérieux connaissent bien ces choses.
Et avec un esprit d’analyste démocratique, et partant de tous ces scandales à répétition reprochés au pouvoir de Kinshasa. On peut au moins être en mesure d’affirmer sans peur d’être contredît surtout, que nous sommes là face à un pouvoir politique qui a été vidé de sa substance vitale sensée faire de lui un vrai gouvernement, avec mission de défendre l’intérêt supérieur du peuple, l’intégrité territoriale et de conduire la lutte contre les antivaleurs de triste mémoire pouvant nous ramener au passé hideux mobutiste.
Tenez, pour preuve, en dépit de la gravité de tous les détournements de deniers publics et autres spoliations du patrimoine minier, jamais il n’ y a eu au Congo établissement de parts de responsabilités avec poursuites judiciaires afin de punir les auteurs de ces actes !!!
En dépit de scandales éhontés et où la responsabilité de hauts dignitaires du régime Kabila a été établie, jamais il n’ y a eu repentance ou démission !!!
En dépit de différentes dénonciations avec preuve faites par les Ong spécialisées, soit dans les règles de la bonne gouvernance, soit dans le respect des normes démocratiques… jamais on a ressenti un seul instant la détermination de Kinshasa de diligenter des enquêtes sérieuses pour le rétablissement de la vérité !!!
Dans le Bas Congo, des congolais ont été lâchement assassinés par la soldatesques de Kabila et sans que le Parlement n’interpelle le ministre de l’intérieur. Hormis les simulacres d’interpellations de quelques éléments de la Police nationale, les vrais commanditaires eux n’ont jamais été poursuivis !!!
Le dernier rapport publié par le très sérieux Human Right Watch a été banalisé comme si les 500 opposants assassinés sont de bêtes sauvages dont la vie ne représente aucun prix pour le pouvoir de Kinshasa !!!
Nous ne disons pas ici que ça soi forcément le président Joseph KABILA en personne qui aurait donné l’ordre d’assassiner ces compatriotes. Il se pourrait que ça soit un énergumène mal intentionné ou un courtisan de la chaîne de commandement de la Police qui aurait cru par l’usage de ces pratiques barbares parvenir à gagner la confiance du chef. D’où la nécessité d’une enquête sérieuse. Mais quand le chef lui-même reste de marbre, il y a alors lieu de se poser de questions sur les raisons d’un tel comportement !!!
le dernier rapport de la Ligue congolaise contre la corruption ‘Licoco’ dénonçant le refus de Kinshasa de permettre au peuple congolais de récupérer son argent (6 millions $) détournés par MOBUTU et déposé dans de banques suisses doit interpeller toute bonne conscience !!!
Paradoxalement, Kinshasa affiche le silence radio du reste déconcertant.
Et déjà dans les salons huppés de Kinshasa, la spéculation sur les tenants et aboutissants de ces fameuses négociations qui s’ouvrent en principe lundi prochain va bon train. Et les commentaires vont d’ailleurs dans tous les sens.
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