Mushtaq Gill a expliqué à la bande d’islamistes qui lui demandaient de se convertir à l’Islam qu’il était chrétien. Abou Saeed, leader du groupe Lashkar-e-Tayyaba et ses complices l’ont abattu.
All Pakistan Minorities Alliance (APMA) explique que ce cas n’est pas unique. Les chrétiens sont régulièrement attaqués dans le pays.
Certains observateurs estiment que le chômage massif alimente les réseaux extrémistes à Faisalabad, grande ville industrielle du Pendjab. La crise et le chômage massif font le jeu des mouvements radicaux. C’est ce qu’explique Samina Ahmed, responsable de l’ONG International Crisis Group au Pakistan : « Très souvent les gens rejoignent les organisations jihadistes parce que ça leur donne un emploi. Un métier avec un revenu, un revenu régulier.
Alors est-ce que parmi ces jeunes hommes au chômage, certains vont décider de rejoindre des groupes jihadistes parce qu’ils n’ont pas d’autres choix ? Et ces organisations extrémistes vont-elles en profiter pour les recruter ? Il faut bien être conscient que ces groupes jihadistes sont très réactifs et savent tirer avantage des situations de fragilité ». Les chrétiens sont les premières cibles des attaques de ces groupes radicaux.
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