C’est désormais connu, le nouveau président américain va consacrer prochainement sa première visite sur le continent africain au Ghana. Sur les 53 pays africains en compétition et sur quelques 53 chefs d’Etat du continent africain, Barack Obama a jeté son dévolu sur le Ghana et dont la capitale Accra va accueillir dans un proche avenir le très charismatique président américain. Le Ghana se voit ainsi honorer par la nouvelle administration américaine qui l’encourage à travers cette visite pour ses efforts remarquables en vue de l’émergence d’une nouvelle culture démocratique et les règles de gestion orthodoxes de ressources nationales au sommet de l’Etat. Contrairement aux spéculations de mauvais gouts de certains analystes simplistes privilégiant plus des indicateurs de richesses naturelles, l’arrogance de chefs d’Etat, la superficie et la longévité de dictateurs nébuleux s’éternisant inutilement au pouvoir réduit désormais pour leur honte en un pouvoir coutumier et incapable de garantir le bien être du peuple pour expliquer le choix de la capitale africaine appelée à recevoir demain la première visite du président Barack Obama. Le nouveau locataire de la Maison Blanche a surpris plus d’un et déçu les petits chefs d’Etat prétentieux qui s’attendaient à être honorés par la première visite du nouveau président américaine en Afrique, justes parce qu’ils s’estiment eux même être grands hommes politiques, alors qu’ils ne sont que de piètres, faisant d’ailleurs la honte du continent africain qu’ils maintiennent injustement dans le sous développement. Pendant que leurs pays et leurs peuples s’appauvrissent, davantage ces chefs d’Etat dictateurs accumulent richesses sur richesses à travers la prédation désormais institutionnalisée au sommet des Etats. Obama encourage les efforts de politiques et de la société civile ghanéens Le choix du Ghana n’est pas du tout hasardeux et encore moins le fruit d’une génération spontanée et qui n’aurait pas pris en compte des éléments d’appréciation judicieux profitables au peuple africain, et éléments d’analyse capables de marquer une refonte totale de principes directeurs de la future diplomatie africaine de la Maison Blanche. Le ton dur et sans complaisance du nouveau Secrétaire d’Etat américain, Mme Hilary Clinton, vis-à-vis du vieux dictateur Robert Mugabe en dit long. Contrairement à certains politiques européens qui entretiennent de relations louches avec les chefs d’Etat africains dictateurs, l’ex sénatrice américaine a enfoncé le clou en exigeant dans sa dernière déclaration officielle sur le Zimbabwe le départ du président Robert Mugabe du pouvoir en vue de favoriser le bien être de son peuple. Cette déclaration d’Hilary Clinton doit convaincre désormais les dictateurs africains sur le fait qu’ils ne sont plus en odeur de sainteté à la Maison Blanche. Leurs pays sont désormais de lieux souillés et où Barack Obama ne voudrait pour rien au monde entamer son aura et salir sa bonne conscience du bon chrétien ayant l’amour du prochain pour les autres. Certainement que Robert Mugabe n’est pas le seul dictateur africain à être indexé aujourd’hui par l’administration Obama. Bien au contraire. Tous ces pays voyous se distinguant par la mal gouvernance, la gabegie financière, le détournement de deniers publics, la violation massive des droits de l’homme, les assassinats crapuleux, le muselage de la presse indépendante, la confiscation de médias publics, la clochardisation de leurs populations, le clientélisme et la fraude électorale institutionnalisée doivent reconsidérer leur système de fonctionnement au risque de recevoir aussi demain leur carton rouge. A chacun de s’exercer à dresser sa propre liste si facile d’ailleurs à être établie, tellement les indicateurs ne manquent pas sur le continent africain. Une honte pour la France Barack Obama est l’opposé du président français, Nicolas Sarkozy, qui a fait reculer la politique africaine de la France contrairement aux avancées significatives enregistrées lors du discours célèbre de la Baule. La France est plus que jamais l’amie de dictateurs africains qu’elle caresse à travers l’ambigüité de relations privilégiées entre l’Elysée et la plupart de dictateurs. Contrairement à de pays comme la France consacra jusque là ses choix africains sur ses seuls intérêts égoïstes et ne prenant du reste pas en compte l’intérêt de peuples africains meurtris, la nouvelle administration Yankée opte pour le bien être du plus grand nombre de peuples africains. Désormais avec Barack Obama à la tête de la Maison et Mme Hillary Clinton à la tête de la diplomatie américaine, le peuple africain doit commencer à penser à de lendemains meilleurs. Non pas qu’Obama va enrichir l’Afrique, mais plutôt sa nouvelle orientation de la politique africaine laisse entrevoir sa ferme volonté de voir le continent de ses ancêtres sortir de ce marasme et être libéré une fois pour toute du poids de la dictature avilissante. Pour cela, le peuple africain doit lui donner l’occasion d’aider l’Afrique à travers un engagement ferme pour une nouvelle ère démocratique. Le peuple africain doit donc comprendre qu’il doit s’assumer et apprendre à intensifier résolument ses exigences citoyennes à l’endroit de la classe politique dirigeante pour l’émergence de l’ère démocratique sur le continent africain. Et vis-à-vis de la France, le peuple africain doit se rendre à l’évidence qu’il n’a rien à attendre de l’administration Sarkozy qui a ses intérêts ailleurs. Le peuple africain doit cesser de regarder vers la France qui tient mordicus au maintien du statu quo en Afrique qu’elle veut voir demeurer sous la coupe de régimes politiques dictatoriaux défendant mieux ses intérêts personnels au détriment de ceux du peuple africain. Les promesses électoralistes du président Nicolas Sarkozy de refonder les relations France-Afrique n’ont été qu’un trompe-œil pour séduire l’électorat français d’origine africaine et autres tiers-mondistes progressistes. Le président français a été récemment au Congo Kinshasa, au Congo Brazzaville et au Niger sans qu’il n’aide à exiger l’avancement du processus démocratique. Bien au contraire, il a encouragé les dictateurs qui lui ont au retour garantis des contrats économiques juteux en faveurs de ses opérateurs économiques. A Kinshasa où il y a eu quelques 6 millions de morts, pas un seul instant il n’a eu de la compassion pour ce peuple meurtri et victime de l’une de dictatures la plus avilissante du continent. Et même face à la bonne initiative louable de la société civile française à l’endroit de trois de chefs d’Etat africains indexés comme ayant indignement subtilisé la richesse de leurs pays respectifs en acquérant d’importants patrimoines immobiliers en occident, une certaine opinion avisée pense que c’est le politique français qui torpille cette procédure qui aurait été une bonne occasion de voir enfin la mal gérance institutionnelle africaine être combattue pour une fois avec l’aide de la France. Pour une moralisation de la classe politique africaine Contrairement à la France dont la politique africaine est caractérisée par le maintien du statu quo, les Usa eux davantage donnent la preuve de leur détermination à voir l’Afrique sortir de son sous développement avilissant et du règne de régimes politiques dictatoriaux à la base du malheur de ce continent et où la vie de peuples est en réel danger de mort. Non pas que l’administration américaine ait dérogé à ce vieux principe régentant les relations internationales et stipulant que « les Etats doivent dans leurs relations diplomatiques plus privilégier leurs intérêts que les amitiés ». Mais plutôt la démarche du président Barack Obama s’inscrit désormais dans la détermination de la moralisation des relations officielles entre Etats et dont les traits caractéristiques ne sont pas du tout opposés à la protection des intérêts étatiques. Certainement que les effets bénéfiques de cette nouvelle politique américaine africaine ne tarderont pas à devenir perceptibles sur le continent africain. En vertu de principes sacro saints de ce que l’on considère désormais comme « Droit d’ingérence humanitaire », les pays nantis ont cette obligation morale d’aider les pays pauvres pris en otage par les pouvoirs dictatoriaux de se libérer afin de tous ces régimes politiques de la honte devenus une vraie menace pour de vies humaines aujourd’hui en perdition. La nécessité de la moralisation des relations internationales s’inscrit désormais dans le plan divin qui veut l’humanité voit la conscience humanitaire être assainie. Ce qui en dernier ressort aidera à la moralisation de la classe politique africaine. Au fait la moralisation des relations internationales passe par la recherche effréné de l’intérêt du plus grand nombre de populations africaines que celui de chefs d’Etat petits dictateurs considérant leurs peuples comme de vrais esclaves n’ayant pas droit au bien être et au respect de leurs droits de l’homme fondamentaux et aux libertés individuelles et collectives . Elle passe par la primauté de la bonne gouvernance et le recours aux seules règles de gestion orthodoxe de deniers publics, elle passe par l’organisation à de périodes précises des élections politiques réellement libres, transparentes et démocratiques. Elle passe par l’émergence d’une nouvelle classe politique et d’une société civile responsables et consciencieuses ayant connaissance de la gestion de la chose publique et peu d’attachement à la recherche de l’intérêt personnel et égoïste comme c’est malheureusement actuellement le cas dans la plupart de pays africains. Ghana : vrai modèle de la bonne gouvernance Le choix de la prochaine visite du Ghana par le président Barack Obama doit absolument forcer à travers le continent africain le « respect » du peuple ghanéen, de sa classe politique responsable et désormais modèle et de sa société civile constructive qui a su batailler dure et fort pour l’émergence des corporatives nationalistes et responsables. La réussite des dernières élections présidentielles ghanéennes de décembre 2008 a été certes d’un grand apport dans ce choix de la Maison Blanche qui consacre la première visite du nouveau président américain à ce pays désormais modèle. Pour mémoire ce pays a le privilège d’avoir une classe politique et une société civile responsables. Contrairement à beaucoup de pays africains gérés comme de grands villages moyenâgeux ou de républiques bananières, le Ghana se distingue par la bonne gouvernance et l’évolution remarquable du processus de démocratisation. Quoi de plus normal que de se voir aujourd’hui gratifié par les officiels américains sidérés par la perte du temps occasionnée par les chefs d’Etat dictateurs et combien prédateurs ne travaillant que pour leur propre ventre. Plusieurs ont été de ceux qui ont eu à louer la détermination du président sortant du Ghana, John Kufuor, qui a pesé de son poids pour faire respecter le choix du peuple ghanéen lors de dernières élections. Certainement que les chefs d’Etat habitués à entretenir la fraude électorale n’ont pas été d’accord avec lui. Mais il demeure un grand homme politique africain faisant la fierté du continent. Certainement que lorsque le débat a été lancé dans l’administration Obama sur le choix du pays africain appelé à être honoré par la première visite du nouveau président américain sur le sol africain, de pécheurs en eau trouble habitués à acenser les dictateurs ont jeté leur dévolu sur de pays tels que le Nigéria, le Congo Kinshasa, le Gabon, l’Angola, le Congo Brazzaville, le Sénégal, le Tchad… L’Afrique du Sud ne pouvant être alignée car étant dans une espèce de période probatoire à travers tout ce qui s’est dit sur le passé du nouveau président, Zacob Zuma, dont tous attendent le voir donner la preuve de sa détermination à opérer de bons choix dans l’accomplissement de ses charges présidentielles. Mais heureusement que la nouvelle administration américaine veut désormais encourager que ceux de chefs d’Etat africains résolument engagés dans le processus de la démocratisation de leurs pays respectifs, dans l’instauration de règles modernes de gestion étatiques, dans le respect des droits de l’homme et dans la bonne gouvernance. Dehors les dictateurs et autres apprentis sorciers considérant la fonction politique comme l’occasion favorable de s’en remplir indignement les poches et maintenir leurs peuples dans le cycle de pauvreté artificielle. Nous voyons alors que le sérieux finit toujours par payer. Tel le cas aujourd’hui du nouveau président ghanéen, John Atta-Mills, dont nous étions sûr de son témoignage d’homme intègre. Il n’a pas cherché à corrompre, ni à tricher en bourrant les urnes pour l’emporter haut la main comme le font malheureusement beaucoup de dictateurs africains. Nous l’avons vu à l’église « Synagogue des Nations du prophète TOB JOSHUA » du Nigéria rendre grâce à Dieu pour sa montée à la présidence de la république. Il était là tout simple et l’église tout entière était dans la joie. Voilà le nouveau type d’homme d’Etat dont l’Afrique a aujourd’hui plus que besoin pour son développement. Le temps de charlatans cherchant à s’imposer par la force, par la violence, par l’intimidation, par la fraude, par les assassinats et par la fraude électorale et la corruption est révolu. Nous avons besoin aujourd’hui de vrais managers avec de fortes convictions et valeurs positives pouvant changer le désert de leurs pays en terre fertile. Coup de chapeau donc au Ghana devenu par le sérieux de ses hommes politiques et de membres de sa société civile le modèle de la bonne gouvernance et de l’ère démocratique en Afrique. Et les retombés de leur sérieux ne vont plus tarder. Le déplacement d’un président américain est accompagné de plein d’opportunités : tous les projecteurs mondiaux vont être braqués sur le Ghana dans les prochains jours. Qui dit visite du locataire de la Maison Blanche dit odeur du billet vert ou du portrait d’Abraham Lincolm. A ceux de pays non partants et dont les dirigeants politiques ne sont pas en odeur de sainteté à la Maison Blanche, nous recommandons à plus de prise de conscience de leurs classes politiques. Il faut que les hommes politiques africains se dépassent et cessent de considérer la vie politique comme lieu de prédilection des chômeurs et autres flatteurs qui y accèdent sans aucun idéal d’Etat. Il faut que l’Afrique se départisse de ces hommes d’enfer qui ne comprennent pas que les plus hautes fonctions politiques ont pour finalité d’œuvrer en faveur du bonheur du plus grand nombre de leurs compatriotes. Les ghanéens eux l’ont compris à temps et se voient demain gratifiés par l’homme le plus puissant du monde et dont la présence sur le territoire national est un honneur sans commune mesure.
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