LIBREVILLE, 11 janvier (Infosplusgabon) - Le premier scrutin à un tour de la vie politique gabonaise a eu lieu lors de l’élection présidentielle des 25 et 27 novembre 2005. Le chef de l’Etat sortant et réélu qui a affronté quatre candidats, s’est déclaré favorable mercredi au renouvellement de l’équipe gouvernementale, tel que le souhaite le peuple gabonais.
« J’ai toujours été patient dans le changement des hommes (...). Je pense maintenant avoir suffisamment appris », a déclaré mercredi le doyen des chefs d’Etat africain qui va inaugurer un nouveau septennat après plus de 38 ans passé au pouvoir.
Le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba qui a fort à faire devant lui, a réitéré mercredi son engagement à mettre en place le programme pour lequel ses concitoyens l’ont élu. Pour y arriver, il compte bâtir le prochain gouvernement en s’appuyant sur les leçons de l’insuffisance de la vie collective qui a marqué, dit-on, les équipes précédentes.
« Mon programme sera celui que j’ai énoncé (...). Ceux qui demain seront au gouvernement, doivent savoir que ce ne sera pas un moment de repos », a rappelé le chef de l’Etat.
Son projet de société intitulé « Mon projet, des Actes pour le Gabon » fait la part belle aux couches sociales les plus défavorisées de la société gabonaise. Depuis plusieurs années, la pauvreté et la précarité ont gagné le Gabon et plusieurs familles vivent dans des conditions difficiles.
Omar Bongo Ondimba a annoncé à la fin décembre qu’il plaçait l’année 2006 sous le signe de l’espoir, a reconnu lors de la traditionnelle cérémonie des vœux que le temps des actes était venu.
L’archevêque de Libreville, Mgr Basile Mvé a rappelé lundi à l’occasion de la présentation des vœux au président de la République que « chaque noviciat aux affaires, en dépit de ses connaissances techniques théoriques avérées qui entre au gouvernement dépourvu d’expérience pratique, peut se révéler un piètre ministre ».
« Nous vous encourageons à vous entourer d’hommes et de femmes dynamiques, compétents, dévoués (...). C’est-à-dire des hommes nouveaux susceptibles de restaurer la confiance entre les populations et vous, leurs gouvernants (...) ».
Certains ministres, en effet, sont au gouvernement depuis une vingtaine d’années, voir plus, et sont le plus ouvent rappelés aux afaires.
Selon la Cour constitutionnelle, le président Bongo a recueilli 79,18% des suffrages devant Pierre Mamboundou (13,61%), Zacharie Myboto (6,58%), Augustin Moussavou King (0,33%) et Christian Serge Maroga (0,30%).
Au pouvoir depuis 1967, M. Bongo Ondimba qui a fêté ses 70 ans fin décembre, est à ce jour le doyen des chefs d’Etat africains avec plus de 38 ans passés au pouvoir. Il avait accédé à la tête du pays en décembre 1967 à la mort de Léon Mba, premier président du Gabon.
Le verdict attendu de la Cour constitutionnelle sur le recours en annulation introduit par Pierre Mamboundou le 15 décembre et qui maintient Bongo Ondimba comme vainqueur de la présidentielle de novembre dernier, a poussé les autorités à sécuriser tout le pays.
La Cour constitutionnelle avait entamé le 20 décembre dernier les auditions des candidats de l’opposition qui ont déposé auprès de cette juridiction des recours en annulation du scrutin présidentiel du 27 novembre dernier.
La Cour avait auditionné le principal opposant Pierre Mamboundou, leader de l’Union du peuple gabonais (UPG) mais aussi Zacharie Myboto, ancien membre du parti au pouvoir passé dans l’opposition.
Au pouvoir au Gabon depuis 1967, M. Bongo Ondimba a fêté ses 70 ans fin décembre à Franceville, dans le sud du Gabon. Doyen des chefs d’Etat africains avec plus de 38 ans passés au pouvoir, il avait accédé à la tête du pays en décembre 1967 lors du parti unique et dû s’ouvrir au multipartisme en 1990 au plus fort de la groigne populaire.
Avec la baisse des réserves pétrolières, le gouvernement vient d’opter pour la diversification de l’économie gabonaise. Mais des pans entier de ce secteur ne sont pas préparés ou ne disposent pas d’expertise suffisante.
Le Gabon qui produit près de 17 millions de tonnes de pétrole par an pourrait voir sa production chuter à 7 ou 8 millions de tonnes en 2007, si de nouveaux puits ne sont pas découverts.
Antoine Lawson

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