Après le feuilleton de mauvais goût ayant conduit à l’éviction de Vital Kamerhe du perchoir de l’Assemblée nationale de la Rd Congo, tous les courtisans du Pprd (Parti présidentiel), ainsi que leurs alliés de l’Amp (Coalition des partis alliés au président Kabila) se sont rendus finalement à l’évidence que Joseph Kabila ne supporte pas du tout que ses alliés expriment librement leur opinion. Et surtout une opinion contraire à la vision du raïs. Pour avoir juste émis un avis contraire et qui valait tout de même son pesant d’or, et qui portait sur la présence illégale de troupes rwandaises à l’Est du Congo Kinshasa. Le chef de l’Amp et la kyrielle de ses applaudisseurs ont eu hier à sacrifier une tête pensante de la classe politique congolaise, sans nullement se donner la peine d’analyser le bien fondé de son opinion. Satisfaire impérativement Joseph Kabila passe désormais avant l’intérêt national.
En effet, de plus en plus tous se sont rendus compte qu’au sein du Pprd et de l’Amp, personne n’a le droit de réfléchir autrement, qu’en suivant le schéma tracé par le raïs. Soit-il suicidaire. Emettre une opinion contraire au sein de cette famille politique, quand bien même on aurait raison, c’est s’exposer au courroux du ‘’gourou’’ et de ses courtisans. Tous brillent plus par leur complaisance et leur complicité dans la descente en enfer du Congo démocratique. Ayant décidés de préserver leurs petits intérêts égoïstes, ces apparatchiks pprdiens obéissent aveuglement aux dictas du chef de l’Etat et ferment les yeux face à tous les dérives totalitaires du pouvoir en place qui ont pour conséquence malheureuses d’éloigner d’avantage ce pays de la voie de la démocratie et de la bonne gouvernance.
A quelques deux (2) ans du futur rendez vous électoral présidentiel sensé de permettre au peuple congolais de mettre fin à cette longue aventure politique tirant ses origines de la fameuse guerre de libération de 1997, et dont le seul mérite demeure la descente en enfer du Congo démocratique. Davantage de langues se délient dans les rangs du camps présidentiel et nombreux ne se gênent plus de reconnaître le cuisant échec du mandat de Joseph Kabila àa la tête du pays. Tous les espoirs suscités en 2006 se sont effrités et le désespoir total du peuple est à la hauteur du désastre congolais ne nécessitant plus un dessein pour être décrit.
Que d’œuvrer pour le bien être du peuple congolais qui s’était laissé séduire naïvement par de fausses promesses électorales, le gouvernement de Joseph Kabila a plus brillé par de promesses mirobolantes de lendemains meilleurs et aux quelles le peuple n’y croit plus du tout. Et toutes ses réalisations ne portent essentiellement que sur des éternels chantiers hypothétiques et qui n’ont d’ailleurs jamais connu un petit début de commencement. Le préjudice causé au peuple congolais par Joseph Kabila et ses alliés est de loin supérieur aux désastres du règne mobutiste. Et plusieurs sont de ceux qui pensent davantage qu’à cette allure éhontée, Joseph Kabila risque de n’avoir rien à proposer aux électeurs congolais en 2011, tellement la déception est totale. Sauf une énième fraude électorale peut encore lui assurer un second mandat présidentiel en 2012.
En effet, ce ne sont pas le taux élevé du vol institutionnalisé au sommet de l’Etat, la gabegie financière, les milliers de violations des droits de l’homme dont les congolais sont victimes, les assassinats de journalistes et autres objecteurs de conscience, la prépondérance des contrats léonins, les assassinats politiques, l’infiltration de l’armée nationale, le règne de la médiocratie, la descente en enfer du peuple congolais et sa clochardisation, le sacrifice de l’intérêt national congolais au profit du Rwanda, de l’Ouganda et de l’Angola, la baisse du niveau de l’enseignement… qui vont lui permettre de séduire une fois de plus le congolais en 2011.
Et dans sa famille politique, un courageux qui se ressaisit en fin, a fini par jeter le pavé dans la mare. Olivier Kamitatu a fini par cracher enfin la vérité car, voyant tous les jours le ciel politique s’assombrir avec tous les risques que cela comporte pour eux tous. Et il a crié haut et fort devant ses partisans : « réajustements institutionnels ou échec garanti en 2011 pour Joseph Kabila »
Nous vous invitons à parcourir ci-dessous la dernière Apostrophe de Ben Clet du Potentiel pour vous rendre à l’évidence.
Lu pour vous Elections en RDC : Kabila mis a mal par son bilan inexistant (25.09.09) Les rats de Kabila (Le Potentiel 24/09/2009)
L’agitation gronde aux portes de l’Alliance de la Majorité présidentielle (AMP). La direction qu’elle pourrait prendre, personne n’est en mesure de l’indiquer.
Elément déclencheur : la petite phrase assassine du ministre du Plan, Olivier Kamitatu (O.K.) Dans une déclaration devant une marée de ses partisans, il a demandé au président de la République d’opérer des « réajustements institutionnels » s’il veut être réélu en 2011.
Ces réajustements, O.K. souhaite qu’elles touchent également « les alliances conjoncturelles » tissées avant le deuxième tour de la présidentielle 2006. C’est comme s’il n’avait pas tort, O.K. de sonner le tocsin. Voilà : à quelque vingt mois des scrutins de 2011, il se rend compte, lui aussi, que le bilan de la coalition au pouvoir est plutôt verbal. Les « Cinq chantiers » sont plus en images sur affiches géantes que des constructions palpables. Les emplois ? La crise financière internationale sert d’alibi pour justifier le non emploi. La desserte en eau et en énergie électrique ? Oui, la majorité présidentielle en parle. L’éducation et la santé ? Des projets en carton.
C’est face à ces « évidentes » évidences qu’O.K. s’insurge. L’a-t-il fait sans consultation préalable ? Sa témérité a, néanmoins, le mérite de réveiller les consciences anesthésiées des cadres dirigeants se réclamant de l’AMP.
Du cabinet du premier ministre, accusé « d’immobilisme » par le Gavroche de l’ARC, la menace « des réajustements institutionnels » a été mal accueillie. D’où la riposte suivante : « que celui qui ne se reproche rien au gouvernement jette la pierre sur le chef du gouvernement ». (Rires)
La polémique est lancée. Les ambitions hésitent à s’afficher, tandis que les trahisons, les coups bas et les délations prennent le dessus, accaparant la dernière once d’énergie courtisane des cadres de l’AMP.
Pourquoi « les rats quittent-ils le bateau » ? C’est, généralement, quand ils sentent que le capitaine ne peut plus sauver l’embarcation et que le naufrage est imminent.
Mais, alors, pourquoi s’invitent-ils à bord, plus exactement dans les cales d’un navire ? Ici, c’est la perspective de s’empiffrer de la mangeaille stockée là, qui les attire. Ils ont une envie folle de jouir de ce qu’ils n’ont pas entreposé.
Ici s’arrête l’allusion. Demain, peut-être, seront signées des ordonnances portant « réajustements des institutions et des coalitions ». Signataire : chef de l’Etat et, aussi, Autorité morale de l’AMP. APOSTROPHE
Par Ben clet kankonde dambu
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